lundi 4 août 2025

Nara

Nara, à une heure d'Osaka, ça commence comme çà :


Pour être accueillis comme ça :


Les cerfs de Nara sont célèbres. Ils circulent en liberté dans la ville aux abords des temples et font partie des clichés obligatoires.


Donc, à Nara, il y a des cerfs, des temples (très beaux), du monde, des files d'autobus, des files de visiteurs, des parcours très organisés et 40 degrés l'après-midi.


Toucher la statue sur le point qui vous fait mal, puis toucher le même point sur soi, et guérir, tout simplement ?


Le Bouddha le plus grand du Japon se protège avec son or.


On trouve des explications, et des dimensions. Savoir que la tête mesure - de mémoire - dans les six mètres.


Le temple à l'époque des processions. Contrairement à l'occident, ici la religion est pratiquée. Ils sont nombreux à adresser une prière qui est bien plus rapide qu'un pater.



Un tanuki (chien viverin). C'est un esprit bienfaiteur et farceur qu'on retrouve  bien dans les films de Miyazaki.


Les temples et les sanctuaires peuvent être plus discrets et se fondre dans des jardins japonais.






Au fur et à mesure de nos balades, nous pouvons trouver des cerfs dans des endroits surprenants, par exemple un passage souterrain. Il est connu qu'ils pourraient éventuellement se montrer agressifs. Certains en ont très peur et se protègent avec leur parapluie...


... quand d'autres leur donnent  manger les biscuits qu'ils achètent aux stands ad hoc. Remarquer que les cerfs, pas bêtes, guettent l'acheteur.


Des lanternes de pierre : le temple n'est pas loin.


Le temple des lanternes les aligne pour les mettre en valeur.


Les temples ménagent des points de vue bien esthétiques.



Dans un jardin japonais, j'ai trouvé que cette carpe avait des allures de petit dragon.


Encore un temple, et des vœux. Cette fois, ils sont sur bois. On met une pièce, on tire au hasard une tige sur laquelle est gravé un numéro : c'est le vœu à lire.



Ce dernier temple de la journée est celui des roses. Les rosiers ne sont pas en fleurs mais les clochettes égaient l'ensemble.





Au fond du jardin, une grande pièce à tatami a été aménagée en café. On y sert aussi de drôles de glaces en copeaux parfumées.




samedi 2 août 2025

Une journée à Koya San

 Allez, aujourd'hui, c'est bouddhisme. Koya-San, c'est une ensemble monastique à une soixantaine de kilomètres au sud d'Osaka, en montagne. 


Les japonais peuvent  y venir en touristes, en pèlerinage, en moines, en novices (élèves-moines) à l'école, en historiens, en morts entiers ou partiels (oui, oui, j'explique un peu plus loin)...


Koya-San, fondé au neuvième siècle, est un lieu historique renommé fondé par Kobo Daishi (774-835) à l'époque de l'introduction du bouddhisme et de l'écriture au Japon.


Quand on arrive, on abandonne la voiture sur le parking du haut, à une extrémité de l'ensemble, et on entame la visite.


Ca, ce n'est pas le premier temple mais, lui au moins, il rentre dans le cadre. L'autre était si imposant que jamais je n'aurais pu le faire entrer dans l'image.
Alors je préfère collectionner quelques photos ci-dessous, prises en naviguant au hasard entre les multiples temples, les pagodes, et le village.




L'alliance du bois des bâtiments et des arbres centenaires... Une alliance dangereuse si on en juge par les multiples incendies qui ont détruit temples et pagodes et ont nécessité des reconstructions.



Une roue de bois bague le temple cylindrique, des barres permettent de pousser et on fait ainsi le tour du bâtiment.





Un carnet permet de collectionner les calligraphies que proposent les temples. Le moine va appliquer aussi plusieurs tampons et la date de la visite. 
Cette curieuses habitude du tampon imprègne le Japon : on trouve ainsi des tampons aux aires des routes, dans certaines gares, dans des lieux touristiques.




Ces deux personnages ont fait la quête dans les boutiques du bourg puis ils sont passés de temple en temple pour un chant dansé par le dragon.


Sur le plan, on choisit son itinéraire en arrivant en bus, en funiculaire ou en voiture. 



Ces parois coulissantes sont tout simplement habillées de feuilles d'or puis peintes. L'esthétique est exceptionnelle et la photo interdite. J'ai craqué.














A Koya-San, le cimetière (Oku-no-in) est un des hauts lieux de la spiritualité au Japon. C'est le plus grand cimetière du pays avec près de 200 000 tombes dont la plus ancienne est justement celle de Kobo Daishi dans une crypte désormais enchâssée dans son mausolée. 
L'endroit est étonnant, Immense, dans une ambiance de pierres, de mousses, d'arbres et de moustiques proches du mausolée. 













Eh oui, Oku-no-in "vit" encore. Des entreprises sont affichées ici. Est-ce par exemple leur fondateur qui aurait choisi de faire de son tombeau une ode à son œuvre ?