mardi 19 août 2025

Puisque le Fuji est là

 Il a fini par se découvrir, Fuji-san. Le voici avec ses nuages, pris depuis une balade au dessus de la station touristique Yamanakako.





La forêt à Aokigahara

 C'est un chaos de pouzzolane. Dans notre Auvergne natale, on aurait une coulée très minérale avec de rares plantes, des arbustes rabougris et une ambiance un peu lunaire. 


Ici, la végétation recouvre tout, les arbres sont appariés aux blocs rocheux et poussent leurs racines où ils peuvent pour trouver la terre. C'est magnifique.


Mais c'est aussi autre chose : Aokigahara, c'est un lieu connu au Japon. Cette forêt assez difficile à parcourir dès qu'on s'éloigne de rares sentiers a renfermé de nombreux suicides. Les plus nombreux ont eu lieu dans le milieu du vingtième siècle mais ça n'a jamais cessé. Les statistiques sont édifiantes : dans les années 2010, on était encore à des nombres entre 50 et 100 découvertes par an. Ce fil d'Ariane sur le sol est en partie recouvert de végétation : il n'est pas récent. Il nous a quand même dissuadés d'aller plus loin.


Elle est pourtant jolie cette forêt. Notre randonnée dans les bois, nous l'avons faite un peu plus loin.


Origine

 La source...


Ici, Minoru Mochizuki a créé un dojo qu'il a baptisé Yoseikan. Je ne sais pas à quoi ressemblait ce quartier de Shizuoka en 1931. Une route circule abondamment  devant le petit parking en gravier, les voisins pavillonnent sans prétention, le dojo lui-même  ne paie pas de mine.


Le site Internet évoque le MMA, la self défense, et plusieurs méthodes pour se bourrer le pif. Sur une photo, j'avais repéré l'affiche :


Il semble qu'il soit encore question de Yoseikan, au moins à travers l'affiliation à la Yoseikan Budo World Federation, et le panneau de bois Yoseikan est toujours là.


Personne en ce dimanche après-midi. La peinture est ancienne, les bouteilles de gaz sont récentes. Je ne sais pas si le bâtiment a vécu d'importantes transformations.


Voici le mur arrière. On est dans l'ancien. Minoru et Hiroo Mochizuki ont-ils connu cet habillage de planches ? 

Le temps est passé sur le dojo. Et je ne crois pas que le Yoseikan évoque grand chose pour les japonais.

lundi 18 août 2025

La vache a chaud

 Une superbe peinture pour ce tracteur exposé à l'entrée du domaine. Ici, on fait dans la vache mais la vache est à l'abri de la chaleur dans une étable automatisée rafraichie par des courants d'air et une brumisation.


Nous sommes proches du mont Fuji. Encore faut-il parvenir à le distinguer en cette saison.


L'exploitation est très orientée vers l'organisation de visites. Le parking accueille voitures et camping cars éventuellement. Des camping cars, nous en voyons quelques uns mais la forte chaleur ne doit pas faciliter l'existence. J'imagine que beaucoup passent la nuit sur une aire aménagée où ils peuvent brancher leur climatisation.


La vache en plastique, les affichages, un circuit bien marqué permet de jeter un coup d'oeil sur les animaux et ramène à une boutique où une dégustation est proposée.


Lait, yaourts, ricotta, camembert, raclette, plats préparés, pain de mie, petits gâteaux, grignotages... Quelques employés aident à la vente, surgis du laboratoire à l'arrière (on ne visite pas) mais, comme souvent au Japon, l'essentiel de la commande se fait devant un écran et ce n'est pas toujours simple.


Bon, le camembert ? Passable. J'ai bien apprécié la raclette servie en tout petites tranches. Le fromage fondu rappelait le cascaval roumain en presque moins bien. Les pauvres vaches auraient bien aimé se dégourdir les jambes ; peut-être tôt le matin ?

Une plantation de thé



Au pied du mont Fuji, des plantations de thé rangent leurs arbustes en allées vertes bien taillées.
Le mont Fuji, il doit être au fond du décor, certaines photos l'attestent mais elles ont été prises par temps clair et ciel bleu. Aujourd'hui, il est sans doute derrière les nuages que l'humidité ambiante a créés, nous ne le verrons presque pas.


Mais nous avons une plantation et leurs propriétaires, jeunes et accueillants. Ça commence par une dégustation offerte, et puis des explications. On nous montre deux vidéos, l'une prise depuis un drone nous permet d'admirer le soin apporté à la plantation. Les quelques parcelles noires correspondent à ce premier thé vert délicat, le premier cueilli. Puis à mesure que le temps passera, les thés descendront en gamme et en prix.


Très raisonnables les prix. Outre la vente sur place , les débouchés passent par une sorte de criée aux enchères où les grossistes s'approvisionnent. Les prix seraient les mêmes qu'il y a trente ans quand le père a construit l'atelier de traitement.


On y brasse, on y étuve, on étire, on trie. Le film montre une chaîne automatisée. D'ailleurs, ils sont seulement trois à travailler ici et à traiter deux tonnes de feuilles par jour durant les deux semaines de récoltes, deux fois par an. C'est un petit enjambeur qui récolte en passant dans les rangs. Je crois que le Japon a été un précurseur dans ce domaine.

dimanche 17 août 2025

Mei et Satsuki

 


On est dans Totoro, là, ou presque. En tout cas, on est au parc Ghibli et le projet est bien défini : voir la maison du film Totoro.


Histoire de se faire plaisir.



Parce que cette maison là, dans le film, elle est top.

Et elle a été recréée là, comme dans le film, comme si elle était habitée. Il y a même du linge dans les tiroirs, des futons dans les placards, des conserves, du bois, les pompes qui fonctionnent, le désordre dans le bureau du père, sa bicyclette à l'arrière, c'est une maison de poupée fidèle et grandeur nature.



Alors, il y a du monde mais nous sommes arrivés assez tôt pour éviter le gros de la foule.



Il manque juste Mei et Satsuki mais il y a un cartable et leurs habits sont bien rangés.



Le Totoro un peu plus loin est moins crédible mais il fait la joie des enfants.








samedi 16 août 2025

Un passage rapide à Nagoya

 Nagoya, ville étape.

Nous sommes arrivés tard hier soir, et Nagoya est une étape sur notre route. Alors, nous nous contenterons d'une visite rapide en centre ville, un musée sur l'histoire de la monnaie au Japon, un autre sur Hiroshige (on ne photographie mais les estampes d'Hiroshige, c'est vraiment beau), et puis des tours à pied dans les rues...


Juste quand on sortait ce matin, Do me fait remarquer cette voiture et son garage... On s'est demandés comment accéder aux sièges.


Quelqu'un habite ce logement, cette maison un peu rouillée mais il faudrait vérifier si l'intérieur est en bon état. Peut-être...


Un peu d'esthétique ?


Les branchements électriques peuvent être improbables. Celui-ci est à hauteur de main.


Une salle avec un joli mur d'escalade...


Les autoroutes sont accessibles du centre ville. Et puis elles procurent de l'ombre.


En marchant, on tombe sur des lieux préservés comme cette propriété au jardin soigné. On y gare seulement deux bicyclettes.


Le vélo pour le centre ville, l'autoroute pour s'échapper. Enfin, c'est la théorie : il y a des embouteillages à Nagoya.


Je ne suis pas le seul à trouve rque les feux rouges durent longtemps. Bras croisés, elle patiente.


Au Japon, les parapluies sont précieux quand il y a du soleil.


Qui pourrait croire que ces immeubles entourent parfois des maisons anciennes voire de squartiers assez préservés ?



On est au Japon ; il faut bien une tour métallique à la manière de notre ancêtre parisienne, et plus haute si possible.


En plein centre ville, ici, on aime la verdure.


Un petit tour au musée des monnaies du Japon. Chouette cette manière de transporter les monnaies ; encore faut-il qu'elles soient percées.


Une petite visite dans une salle d'arcade où on perd sa monnaie dans des jeux assez hasardeux. C'est drôle, on y trouve un peu tout le monde.


Demain c'est Ghibli !