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dimanche 12 février 2023

vers l'Est

Sur la route...
l'Espagne routière est désormais faite d'autoroute sinueuses et froides et de routes nationales sinueuses et glacées. Les villages sont posés comme par surprise sur des terres agricoles. Les bétons poussent par magie au milieu de paysages et des zones industrielles surgissent par surprise.

Ponferrada est une bonne surprise avec une vieille ville qui se cache comme d'habitude bien à l'abri derrière des immeubles modernes, mais ici jouxtant un drôle de château aux allures de décor.
On ne visite pas, c'est dimanche, tout est fermé à part les restaurants qui profitent du soleil.
 Ceux qui ont des terrasses à l'ombre ont compris qu'ils n'auraient pas de clients et sont souvent restés fermés.

A 14 heures les clients prennent l'apéritif avec quelques tapas, les terrasses sont pleines, c'est tranquille et détendu.
Nous avons décidé de gagner de l'est aujourd'hui pour rattraper un peu le temps perdu du côté de l'océan et durant mon passage à vide (j'suis malade). 500 kilomètres d'autoroute au programme de la fin d'après midi et de la soirée jusqu'à Pampelune où nous arrivons à la nuit.

J'suis malade

Mal à la tête, à la gorge, aux yeux, le nez obstrué et le sommeil entravé, j'ai l'impression de posséder là tous les prétextes pour bâcler mon article, non ?
Pourtant il fait beau, il faut même chaud l'après-midi et c'est bien agréable.
Nous sommes arrivés à Saint Jacques en surfant sur le brouillard et il ne faisait pas chaud dans les petites rues autour de la cathédrale. Parlons en de la cathédrale : elle me semble particulièrement bien positionnée dans un concours hypothétique du mauvais goût. Il fallait faire impression à l'époque où l'église ne savait pas vraiment que faire de son or. L'impression est forte, on hésite entre le repoussoir et le ridicule mais c'est trop grand, trop ostentatoire pour être seulement ridicule.
Wikipédia fait très bien l'article à propos de Saint Jacques, je ne vais pas le dupliquer, d'autant que je suis malade (rappel)
Par contre Saint Jacques, c'est aussi un lacis de rues et ruelles où - c'est incroyable - l'autochtone vit encore. Tout n'est pas fait pour le touriste ou les pèlerins même si ces derniers sont particulièrement mentionnés un peu partout. Des pèlerins qui ont bien du.mérite quand on les voit marcher sur les bords de routes pas vraiment attirantes. M'sieurs dames de Saint Jacques, pourriez pas organiser des chemins sur lesquels il ferait bon cheminer ? 
Les décorations ne sont pas toujours du meilleur goût....

Alors en ville, en vieille ville parce que nous n'avons pas fréquenté le reste de l'agglomération, on trouve plein de magasins, restaurants et bistrots qui savent y faire et ça marche bien. Le chocolat chaud pourrait tordre la cuillère.
 Les gérants nous ont dit qu'ils remplaçaient une partie du lait par de la crème.
Pour l'anecdote, c'est à Pontevedra que nous aurons bu le meilleur chocolat, bien moelleux, accompagné de beignets ou de churros.
Parce qu'après Saint Jacques, direction l'océan et les rias. C'est beau et trop urbanisé pour nous qui ne souhaitons pas retrouver une ambiance de station balnéaire. Nous y resterons moins longtemps que prévu,  d'autant que le week end fait affluer les visiteurs. 
Un peu déçus de la côte qui nous aura coûté plein de kilomètres en voiture et du temos qui aurait été mieux employé à pieds.

samedi 11 février 2023

La route vers l'ouest


Je n'ai pas eu le temps...
.
Je n'ai pas eu le temps d'écrire un de ces petits textes rapides qui jalonnent nos journées, ou à peu près.
D'habitude, nous avons du temps chaque soir après notre installation. S'il faut encore jour, nous faisons une balade. Mais le crépuscule coupe complètement les lumières vers 19 heures et nous sommes revenus au fourgon à ce moment.
D'abord les rangements (c'est tout petit chez nous, chaque objet du jour doit être rangé pour le nuit, notre espace tient davantage du camping que du camping car avec lit et dinette), et la préparation très rapide du dîner (un peu d'eau à faire chauffer pour des préparations instantanées par exemple, sans oublier  nos multiples grignotages. 

Il reste du temps pour un p'tit texte. Et puisque nous disposons maintenant d'un chauffage, il n'est plus nécessaire de se blottir sous un duvet pour conserver un peu de chaleur, nous pouvons nous installer confortablement.

D'accord, les textes ne sont pas plus longs ni mieux tournés, les images proviennent seulement des téléphones parce que c'est beaucoup plus contraignant de les exporter de l'appareil photo, et pour la même raison on ne retrouve pas de carte. Notre confort y a gagné mais pas la qualité. Là, c'est le matin et je tape ces mots sur l'écran de mon téléphone.
C'est le matin parce que nous n'avons pas en le temps hier. Nous dormons à Lugo, en ville. Nous sommes sur un emplacement de camping car assez vaste où 7 véhicules tiennent à l'aise, bien à l'écart les uns des autres. Le confort. Et nous avons passé la soirée en ville.
 
Lugo et ses remparts, dits romains mais profondément remaniés  vers le quinzième, 3 kilomètres pour faire le tour de la vieille ville en hauteur et en compagnie des marcheurs sportifs, chiens accompagnés, promeneurs du soir. Les badauds sont plus nombreux dans les rues en dessous où les magasins restent ouverts très tard. C'est un moment sympa où on se paie un verre avec des tapas tout en discutant entre amis ou en famille.
La cathédrale surplombe le tout, c'est une masse impressionnante à l'extérieur, c'est un ensemble surchargé à l'intérieur. Les retables multiplient les oeuvres ciselées en occupant toute la hauteur. Leur bois sombre alourdit l'atmosphère. Dans les chapelles, un peu partout, on croise une personne seule en prière ou en méditation. Un  homme ou une femme qui marmonne ou se recueille à plusieurs reprises. Les églises françaises ne connaissent plus cette dévotion discrète.
Nous sommes désormais en Galice que nous avons atteinte par une petite route de montagne. Pas de neige ni de sommets tranchants comme la veille aux Puces de l'Europe, mais des croupes vertes aux reliefs très affirmés. Les vallées profondes, les hauteurs où se remarquent encore quelques plaques de neige, des fermes, quelques villages, café et chocolat chaud dégustés dans un bistro sombre à côté de joueurs de carte bruyants, un pique nique au soleil.
Et Giron le matin, notre première étape de la journée d'hier, balades dans les rues de la vieille ville, le quartier des pêcheurs pas si chouette qu'on le dit, le vielle ville à côté avec ces immeubles aux façades serties de  balcons rapportés faits de bois et vitres qui nous plaisent.