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mardi 29 juillet 2025

Les thons de Nachi Katsuura

 Hop, il faut du courage dans la vie. Ce matin, c'est petit déjeuner au port. En arrivant assez tôt, on peut assister à la criée. Alors c'est parti.


L'arrivée : ici, le hangar avec les boutiques  où nous projetons de déjeuner tout à l'heure. La criée, c'est dans une halle voisine.


Il ne faut pas trop lire les affichages : l'étage n'est pas ouvert, on fait comme on peut en faisant attention à ne pas gêner.


Le principe : les acheteurs tirent leurs poissons dans leur coin après marquage. Le thon coût cher et on le soigne particulièrement ; en témoignent les marquages. Ici, une dame coupe les queues. Dans un deuxième temps, on tranchera les nageoires pour éviter les piqûres. 


Tous ces thons alignés... Et tout va partir assez rapidement.


J'ai l'impression d'être dans une gigantesque boucherie en plein air, un marché protéiné où chacun est à sa place, sauf le thon qui aurait préféré éviter de croiser un bateau.


C'est sans limites. Il en reste des thons ?


L'idée du petit déjeuner à base de thon est un peu moins attirante. Ce n'est clairement pas un spectacle pour vegans.


Ces caisses sont les couffins d'un seul thon chacune, bien marquées.


L'intérieur du hangar avec ses boutiques de chaque côté d'une allée centrale. Ici, on a même un menu vegan mais ce n'est clairement pas le public visé.

L'extérieur des bâtiments est un peu passé. Deux langues sur le panneau affiché, et des immigrés à travailler sur un des bateaux dont la plupart sont désertés. j'imagine que les équipages sont ailleurs, peut-être au repos chez eux.

dimanche 28 août 2022

Dimanche matin

 

Quatre heures et demi : ces frappes régulières qui résonnent, ce n'est pas le bruit d'un bricoleur insomniaque mais celui d'un pêcheur vers le canal de Martigues. Il est peut-être insomniaque lui aussi, ce pêcheur, je n'en sais rien, en tout cas il est bruyant dans la nuit.

D'autant que la nuit est déjà sur sa fin. Les pêcheurs ne vont pas tous en voiture planter des supports de canne à pêche en pleine nuit ; ils sont nombreux à ne pas attendre le jour mais certains utilisent une embarcation qu'il faut mettre mettre à l'eau quand elle est stationnée sur sa remorque.

Un peu plus de cinq heures, dimanche matin : les voitures commencent leur ronde dans le port à sec. Leurs conducteurs viennent pour préparer les bateaux et les tracter jusqu'à la rampe de mise à l'eau. Les groupes discutent. Bien réveillés, ils n'imaginent pas que des voisins puissent dormir encore dans des bateaux voisins un peu plus grands, un peu plus logeables, où on peut attendre le jour pour se réveiller.

Elle est dure la vie au port à sec, les dimanches matins de beau temps.

mercredi 6 février 2019

Pêcheurs de plage

 

C'est un peu le hasard. C'est une embarcation visible sur l'eau, au-delà des rochers frangés d'écume, et des traces sur le sable à nos pieds. On se demande quel peut être le véhicule qui se précipite dans les vagues, quel peut être le rapport avec le bateau...


De la plage, nous avions noté l'étendue horizontale, la protection d'une bande de rochers exposés aux vagues, les dunes et leur érosion. Nous avons exploré l'une des maisons en équilibre précaire, la terrasse effondrée sur la plage. On l'avait construite trop près. Déjà, nous repérons les suivantes, celles qui dégringoleront bientôt, et puis voilà un attelage original.


Une trace de plus...


Ils ont le coup de main, les deux. La manœuvre ne dure que quelques minutes, bien rôdée.


Nous n'avons pas assisté à leur retour.


Il faut prendre un chemin de sable qui perce la dune pour rejoindre le petit port à sec aux allures de foirail avec les bêtes bien attachées. Quelques garages, un restaurant et quelques bâtisses menacées par l'érosion forment un hameau. De l'autre côté de la route toute neuve, toute belle, un gros bourg pavillonnaire désole le paysage.