samedi 19 juillet 2025

Les nuits sont moins belles que les jours

C'est juste un petit souci de décalage horaire mais ça compte.
Nous avions un certain passif :
 - Seulement une heure de sommeil avant de partir du Mans
 - La nuit dans l'avion avant l'atterrissage à une heure du matin.
 - A ce moment là, il était 10 heures au Japon mais seulement 3 heures en France.
 - L'arrivée à notre logement en début d'après midi dans la chaleur de Tokyo.
A partir de ce moment chacun a géré le décalage horaire comme ça venait.
 D'ailleurs, s'agissait il vraiment d'un choix de la part de ceux qui ont fait une sieste ? Personnellement, je suis parti faire un tour en prenant garde à ne pas trop me perdre.
Le soir nous avons mangé au restaurant après une balade à pied. Pour la première nuit, les situations ont divergé de la nuit à peu près blanche à un sommeil de presque 11 heures.
La deuxième nuit à Tokyo a montré une petite regulation : moins d'extrêmes, mais un minimum de deux ou trois heures au matin seulement , à 6 heures mais réveil très tôt.
C'est maintenant la troisième nuit : je profite de l'insomnie pour écrire ce texte, j'ai entendu bouger, j'ai vu lire... Tiens, je vais tenter de me rendormir un peu.
De toutes manières, le réveil est réglé à 5h1/2. C'est qu'il s'agit d'aller récupérer la voiture de location à presque deux heures d'ici. Nous avons rendez-vous à 9 heures.

L'arrivée


 

Que peut-on raconter en premier quand on débarque à Narita ? L'aéroport de Tokyo est éloigné de la mégapole et, pour ce qu'on en distinguait depuis nos places dans l'allée centrale, les hublots de l'avion laissaient entrevoir du vert, des forêts, des rizières, des villages. Après l'atterrissage, l'évacuation des centaines de passagers du vol s'est régulée en de longues cohortes de bipèdes patients (encore) devant les bornes pour scanner les passeports, les visages et les empreintes digitales. Ceux qui n'étaient pas trop à l'aise, ceux qui n'avaient pas fait leur déclaration d'entrée en ligne bénéficiaient de l'aide de préposés attentifs et anglophones. Les autres se sont essentiellement adressés à des machines pour les formalités d'entrée.

Les grands couloirs équipés de tapis roulants et les halls d'accueil passés, nous voici lâchés avec, comme tout le monde, le besoin de retirer de l'argent liquide à un distributeur. Puis il faut faire de la monnaie à partir du billet de 10 000 yens (un peu moins de 60 €). Ce sera à un petit kiosque voisin. Un petit libre service où l'homme est caché derrière son comptoir mais de bon service. Il doit indiquer comment répondre à cet écran trop japonais, glisser le billet dans la fente, recevoir pièces et billets. C'est toute une manipulation qui nous deviendra plus accessible dans ce monde où l'opérateur humain donne parfois l'impression d'être au service de la machine.

Encore un distributeur pour recharger notre carte de transport (seulement en argent liquide) puis le choix du moyen de transport pour foncer vers Tokyo à presque deux heures de rail : il y aura des hésitations et des changements de ligne.

Nous quittons le monde souterrain  de Narita pour un paysage bien vert, des hameaux aux maisons aux toits lourds d'ardoises, des rizières, des forêts. La ville, elle commence où ? Il y aura des immeubles, l'habitat devient plus dense, nous sommes en ville, mais pas encore à Tokyo encore très éloignée vers l'ouest.

Les passagers se succèdent : lycéens ou lycéennes aux uniformes différents selon leurs établissements, poupées chapeautées gantées enrobées de tons crème, ouvriers aux vestes de travail réfrigérées par de petits ventilateurs intégrés, anonymes ou élégants tout un monde à l'attitude discrète nous côtoie tandis que nous luttons vaguement contre le sommeil.

Changer de train, prendre le métro, puis sortir de la gare, remonter à l'air libre et y trouver la chaleur après les espaces climatisés. Do et son téléphone nous mènent par des rues de plus en plus étroites. On tourne, on marche, on arrive à proximité, on hésite un peu entre plusieurs entrées avant de trouver la bonne allée un peu encombrée par des trottinettes électriques en location, la clé, la porte. Dedans, il fait chaud en ce début d'après-midi ; lancer la clim.



vendredi 18 juillet 2025

Tout premiers jours

Aujourd'hui, quelques photos et peu de texte. Il faut reconnaitre que je n'ai pas encore récupéré de la fatigue du voyage (11 heures de sommeil cette nuit) et j'ai disposé de peu de temps libre.
C'est joli et bien coordonné. Il ne faut pas se louper dans le modèle de la voiture. Fournie avec la maison ?
Les voitures en prison... Remarquons une certaine ségrégation dans les prisons, réservées aux VIP.
Un kamichibai et son acteur, en pleine forme. Spectacle de 10 minutes, échange en anglais et japonais, un bon moment.
Le temple le plus visité à Asakusa. On s''y presse en ce vendredi. Les touristes japonais, des femmes qui promènent leur kimono et parfois leur photographe, des touristes étrangers. C'est un endroit particulièrement animé.
l est tout à fait joli, ce temple. L'intérieur est sombre. Do en profite pour faire réaliser une calligraphie de plus dans un carnet qui les collectionne.
Les visiteurs peuvent tirer un vœu d'un de ces multiples tiroirs. Ils ont payé pour secouer une boite contenant des baguettes marquées. Celle qui tombe par l'ouverture indique le tiroir à choisir.
A l'entrée, on peut se prendre un bain de fumée d'encens. C'est bien pour la spiritualité avant de visiter.
Lui n'était pas satisfait du vœu obtenu. Il le noue pour le laisser partir au vent et qu'on n'en parle plus.
Des distributeurs de boissons fraîches ou chaudes, nourriture ou cigarettes, on en trouve un peu partout. On s'y fait bien ; c'est pratique avec la chaleur.
Belle forme pour un camping car, n'est-ce pas ? "No salmon no life" en affichage. A côté, c'est un autre distributeur.
A gauche les cyclistes, à droite les piétons. On respecte les règles.
Une autoroute sur la rivière, l'espace est précieux.
ALe métro est fréquenté. On s'y côtoie avec respect et savoir vivre. Les annonces sont en japonais et en anglais, les affichages peuvent inclure le coréen et le chinois.
On est rarement oppressé par la foule. C'est moins pénible que dans un lieu touristique comme le temps d'Asakusa.
Pas mal le repas de poisson du premier soir.

L'avion, le zinc, le voyage en bétaillère

Douze heures mais d'abord une heure de plus à cause d'un incident au refroidissement du moteur droit. Par contre, le rafraichissement de la cabine va bien, trop bien même. Donc assis treize heures sans parvenir à disposer les jambes confortablement, à tenter vaguement de dormir sans soutien pour la tête, vaguement protégé du frais par une fine couverture. J'aime pas tellement l'avion. Ou alors en première ?
 Les stewards et hôtesses circulent régulièrement pour alimenter le troupeau organisé en batterie. L214 aurait des vidéos à faire quant aux conditions d'élevage que nous subissons, nous les reclus de l'avion.
 Sauf qu'on est volontaires !

mercredi 16 juillet 2025

Vienne

Déjà qu'on a dormi à peine plus d'une heure cette nuit, voilà que les Autrichiens nous ajoutent des contraintes à notre vol : il nous faut d'abord parler anglais pour être placés devant les issues de secours alors que les places nous ont été fournies par leur système.

L'avion est plein. Devant le peu de disponibilité du personnel pour effectuer un changement de place, nous nous auto-certifions anglophones. Et puis, un contrôle plus loin, il s'agirait de pouvoir parler avec les passagers, sans doute donner des consignes. Cela ne nous concerne plus, puisque nous sommes auto-certifiés, mais PH dont l'anglais est performant ne souhaite pas être considéré apte au secours. Le voici en attente mais on lui trouve enfin une autre place.
Alors on vole jusqu'à Vienne dans un avion plein. Et à Vienne, on attend dans les halls immenses de l'aéroport.
C'est plein de voyageurs qui viennent d'horizons divers et repartiront vers des ailleurs variés. En attendant, ils s'ennuient, déambulent, s’exhibent, ou tentent la sieste que l'avion précédent leur a refusée. Des employés nettoient des locaux utilisés sans temps mort ou vendent n'importe quoi à des prix délirants.
Devant la vitrine, un avion Ryanair part à reculons au milieu d'un défilé de petits trains de transport de bagages.
On attend.

Les chimères

Superbe dernier soir au Mans avec les Chimères, des projections sur les façades ou, de manière plus originale, sur les feuillages disponibles.

C'est chouette, ça dure tout l'été et il nous reste un peu plus d'une heure de sommeil avant de partir pour Charles de Gaulle.

lundi 14 juillet 2025

Bagages

La valise. Une valise ou les sacs ? La valise et un sac ? La voiture nous limite à la contenance de son coffre. Compter trois valises disposées verticales. Ôter au préalable la plage arrière qui limiterait la hauteur disponible. Le reste, s'il en reste, devrait trouver un maigre espace sans contraindre trop les passagers.
 
Penser aux cadeaux à emporter pour les gens que nous rencontrerons là bas, parents-bis, amis. Do part en pays de connaissances alors que nous allons à la découverte.

Pour le retour, anticiper sur tout ce qui s'ajoutera au contenu existant. Ça fera sans doute un sac à dos en plus, ce sac à dos aplati qui attend son heure à l'intérieur de notre valise. Alors nous passerons sans doute à six bagages. Notre billet d'avion est d'accord mais il faudra s'organiser pour les voitures, celle au Japon et celle qui nous attendra à Paris.

Les bagages, c'est toute une problématique.