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jeudi 22 mai 2025

Quitter Villefranche pour Sanremo

Tous les matins, un pêcheur traverse la baie entre les yachts pour aller relever ses filets vers une plage interdite au mouillage. On pourrait se demander s'il est là pour la carte postale mais il est trop tôt et sa barque va son chemin tout droit sans s'occuper des touristes.

On a déjà vu des dauphins très intéressés par les apparaux du pêcheur, aussi indifférents que lui aux passants, parfois approchés par des curieux matinaux sur des planches - on dit pas des planches mais des paddles.
Nous quittons la rade sans regrets : la houle était prévue mais elle a quand même bien perturbé notre sommeil. Pourtant, les bébés semblent apprécier ces balancements.

Il aurait fallu un poil de vent en plus. Là, ce sera voile et moteur. D'abord le cap d'Antibes, puis plus loin Monaco, son rocher, son musée océanographique. Après, c'est Menton et la frontière est toute proche. Facile à deviner : en Italie, on voit des serres par dizaines, des viaducs pour les autoroutes, des immeubles un peu n'importe où.
Vintimille et son port qui est désormais une succursale de celui de Monaco après être resté en travaux durant des années.
Enfin, San Remo, la grande ville et le port. Ici, nous avons droit à tous jours de stationnement sur la digue extérieure. C'est moyennement joli, c'est sillonné par les véhicules qui viennent s'y garer, ça manque un peu d'eau et d'électricité mais on est en pleine ville et l'environnement est sympathique.

lundi 25 novembre 2024

Retour à Venise


 Voici une sélection de photos de Venise sous la pluie : 

https://dvisuels.piwigo.com/index?/category/75-venise_cote_pluie


dimanche 3 novembre 2024

De l'ouest, de l'ouest pour le retour

C'est toujours la même chose avec ces retours : on roule et on s'en veut un peu de rouler ainsi, on se dit qu'on aurait dû garder quelques jours pour profiter de ces endroits traversés trop rapidement, mais on roule, et puis.de toutes manières, c'est le retour et on a autre chose que le voyage en tête maintenant.

C'était joli, cette confluence entre Slovénie, Italie et Autriche avec les Dolomites pour décor. La montagne avec des neiges là haut et pas mal de touristes en bas. Des petites routes : cette frontière minuscule entre la Slovénie et l'Autriche gardée par deux douaniers autrichiens du genre robot, enfin du genre normal pour des douaniers autrichiens...
Il reste quelques traces du rideau de fer, un musée à visiter, un tank sur le côté...
C'est une région d'exploitation du bois à une échelle que nous n'imaginions pas, jusqu'à remplir une gare de grumes pour alimenter l'usine voisine.
Ça montait raide du côté slovène, ça descend aussi raide du côté autrichien, la montagne n'avait pas prévu qu'on la franchisse par là. Ça roule quand même bien mieux dans les vallées, il faut seulement qu'elles soient orientées dans la bonne direction.
Alors nous allons faire de l'ouest dans la vallée toute vert claquant de l'Autriche aux belles fermes rangées comme des jardins, aux bâtiments immenses.
Et puis la route reprend progressivement de l'altitude, les stations font leur apparition et nous voici en Italie pour une brève incursion. Une Italie qui parle allemand, comme la serveuse revêche qui nous sert le dernier café italien de cette balade, à quelques kilomètres de la frontière autrichienne.
Après, eh bien on va rouler encore un bon moment mais la nuit va tomber et nous sommes dessous. Il faut avancer : d'abord parce que nous n'avons pas envie de coucher dans un froid montagnard, et puis pour rouler moins les jours suivants.
Évitant Innsbruck, on fait encore de l'ouest jusqu'à coucher en Allemagne sur un parking tranquille au millieu des vaches, après neuf heures de route.
Nous avons quitté les montagnes, elles ne sont plus qu'un grand décor au sud dans le soleil du matin. La route serpente joliment entre des prés aussi flashy que les autrichiens. Mais que mettent-ils dans leur herbe ? C'est joli, propret, tranquille, tout comme le lac de Constance dont les abords sont courus. C'est un peu la côte d'Azur allemande, sauf que nous avons plongé dans la grisaille en perdant de l'altitude.
 Lindau se visite rapidement : beaux bâtiments, boutiques et restaurants, plein de parkings et tout très cher, classique.
Nous avions l'idée de visiter le musée des Palafittes, une cité lacustre reconstituée, un travail d'archéologie expérimentale commencé il y a un siècle et qui se poursuit.
Nous avons bien aimé prendre notre temps dans le village et le musée.
Peut être est-ce dû à notre méconnaissance de l'allemand mais j'ai trouvé qu'il était difficile de faire la distinction entre les connaissances "confirmées" et les reconstitutions peut être un peu plus hypothétiques.
Bon, c'est pas tout mais il faut rouler. La traversée de l'Allemagne à cet endroit est assez courte, elle fait moins de 500 kilomètres, alors nous longeons le Rhin puis nous sommes à Mulhouse en fin d'après-midi et il bruine légèrement. La soirée se passera sur l'autoroute et la nuit à Châlons sur Saône.
L'avantage du fourgon, c'est qu'on peut déterminer ses étapes en fonction de la fatigue.

vendredi 25 octobre 2024

Quitter Venise

Quitter Venise et viser Grado, c'est un histoire de routes, des grandes puis des plus petites mais pas trop pourvues en virages puisque c'est aussi une histoire de lagunes et cette plaine qui est trop mouillée, trop grise, trop terne...
 Heureusement, au bout, après avoir traversé tant de bourgs à rendre neurasthénique, une grande route digue donne accès à Grado.

Grado, ça m'a fait penser à l'île de Ré si on l'a confiant à des Italiens. Un bassin intérieur pour des bateaux, des rues pour accueillir les touristes et pas grand chose à faire et puis, Italie oblige, ces grands immeubles pour loger les estivants en hauteur, ces constructions un peu partout histoire de pourrir le paysage.
Mosaiques à Grado

Après, on a Trieste. Ville industrielle, ville esthétique, une histoire parfois compliquée à la croisée des nations, et ne pas oublier le café que la ville s'enorgueillit d'avoir introduit en Europe. Je n'ai pas trop d'opinion sur Trieste que nous avons juste traversée en voiture. La place principale a l'air jolie et appréciée des touristes, les industries prennent de la place et la repeignent en gris sale, mais il reste des espaces pour jouer à l'optimist jusque tard le soir. On n'a rien vu de Trieste.
Par contre, on s'est arrêtés à Muggia, le dernier petit port de pêche d'Italie, et on a bien aimé. Les gens bavardaient dehors devant les cafés. Nombreux, les cafés et pas tous dédiés aux touristes maintenant absents. Ça discute sur les bancs, ça se connait au bistrot, ça aquarelle sur une table, un SDF vient sans façon utiliser les toilettes du bar, il ne pleut presque pas
D'ailleurs on va se poser sur le denier port avant la Slovénie. Dans l'angle le plus discret, deux vieux camping cars se racontent leurs souvenirs d'avant qu'ils soient abandonnés sous les feuilles qui s'accumulent. Nous profitons de leur immobilité pour nous glisser derrière eux.
Ici, les gens viennent pêcher sur la digue, pêcher sur leur petit bateau, mais ils ne viennent plus au camping voisin en cette saison. Tout est fermé, bâché.
Demain, la Croatie après une petite incursion en Slovénie.

samedi 1 juin 2019

Santa Margherita Ligure



C'est dans la baie que ferme Portofino, le Saint-Tropez local, un peu plus au nord, un peu plus fonctionnel. On y trouve même des pêcheurs qui partent pêcher en mer, des retraités qui discutent sur le port, des gens qui travaillent, des magasins et tout ce qu'il faut pour accueillir les touristes.


D'ailleurs, quand nous arrivons, nous posons l'ancre à l'endroit qui nous semble le plus adéquat. Il se révèle, à l'usage, un peu trop sur le trajet des nombreuses vedettes qui promènent les nombreux visiteurs entre Portofino et les Cinq Terres. Nous bougerons le lendemain matin pour un peu plus de tranquillité.


Pas trop le goût du vedettariat quand quelques centaines de touristes entassés sur un bateau nous prennent pour le final du spectacle alors que nous bricolons notre annexe sur le pont.



Le clou de leur spectacle, ils l'avaient pourtant à Portofino où les grands yachts sont là, disponibles, à la vue de la foule : les passants qui passent et ceux qui restent un moment dans les lieux. Deux mondes se côtoient et on ne les confond pas. Les locaux, quant à eux, ils bossent.

A Santa Margherita, même si on vit du tourisme, la ville est plus grande, le port travaille, l'ambiance est moins artificielle, on a même un supermarché où les prix sont bon marché, même si ne manquent pas les lieux où il faut être allé. Tiens, devant le mouillage, le café Piccolo Grande n'ouvre qu'en soirée et fait le plein de clients qui viennent goûter l'inconfort de chaises tronquées installées sur la rue en pente, une caisse servant de table. L'idée, le lieu sont sympathiques, c'est plein.


Sur les hauteurs partent des chemins de randonnée qui sont très vite trop étroits pour des voitures. Des villas les bordent parfois. Rien n'est prévu pour la voiture, ni l'étroitesse ou le seuil de leurs portails, ni leur architecture sans garage ni parking. Quelques escaliers interdisent parfois même le scooter. Un engin plus grand aurait des difficultés pour faire demi tour : le chemin est bordé de murs. La végétation envahit certaines propriétés délaissées.


Plus haut, plus loin dans la forêt, il y a davantage de place et des propriétaires ont garé leur quad ou leur Piaggio.


La vue est superbe depuis leur coin isolé.


Et puis le chemin se transforme brusquement en sentier. Après s'être glissé dans les herbes, nous voici dans les forêts.


Et puis après, c'est un bon moment de marche, les cours d'eau qui dévalent, une ou deux vieilles baraques abandonnées.


Des surprises, comme cette maison accessible à pied...


... et le retour progressif à la ville par les hauteurs de Portofino.


Des marcheurs font leur apparition dans l'autre sens, un court de tennis, quelques immeubles et la gendarmerie.


Et très vite la foule, venue en voiture, en bus, en bateau. Tout ce monde marche un peu, mange beaucoup, achète...






samedi 25 mai 2019

San Rémo


Les bateaux baladeurs trouvent ici un abri gratuit pour trois jours, s'il y a de la place au quai public. Pas d'eau ni d'électricité, et un parking à voitures voisin. Mais c'est un endroit sûr en plein centre ville, c'est rare.

San Rémo, c'est l'Italie. Dit comme ça, c'est une évidence. Nous avons fait une étape courte depuis la France et le contraste est là. D'abord, les conversations en italien, même si le français s'écoute un peu partout, comme nous le vérifierons au marché ; et puis les deux roues, la fringue, la conduite, le fouillis, le design, les triporteurs à plateau, les carabinieri aux uniformes variés et incompréhensibles, les italiens extravertis, le bruit, toujours...

San Rémo, c'est aussi sa vieille ville, ruelles étroites en pente, en marches, en tunnels, en montée vers des quartiers plus aérés, avec partout des immeubles même si des entreprises ou des villas s'échelonnent sur les hauteurs. Ici, on constate moins d'entre soi dans l'habitat qu'en France voisine. Les gens passent du temps dehors, font la passagiata autour du port, discutent sur les bancs des places, se reconnaissent, se saluent...

Mais les glaces à un euro, c'est terminé. Leur prix a bondi, comme pour les chaussures, les habits, les fruits. San Rémo est une station balnéaire courue. Il y a du monde partout et surtout dans les rues piétonnes et leurs boutiques ou aux terrasses des très nombreux restaurants.


Le port est animé ; voiliers, skiffs, école de voile, pêcheurs, ça circule, ça vit. Mais le grand chantier du vieux port ne semble plus travailler. Il n'y a plus de grand yacht sur le slip. Il reste seulement deux chantiers plus petits, tout à l'étroit, ainsi qu'un autre, bien à l'aise, du côté du port privé, de l'autre côté.



Correctif du lundi.
Un gros yacht est tiré à sec au chantier où il reçoit sa douche de carénage. Les chantiers sont peut-être tassés sur peu d'espace, ils sont actifs, jouant de la grue et de la lance à haute pression.


Quant à nous, nous patientons, attendant une météo favorable : balades, lectures...