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dimanche 26 juillet 2020
La baie des Canoubiers
A la sortie du golfe de Saint-Tropez, au sud, c'est là, juste à côté de la ville dont elle est séparée par le promontoire du cimetière. C'est un refuge pour nous, un coin de balade à la journée pour d'autres. Nous sommes bien forcés de côtoyer les vedettes à moteur, les pneumatiques plus longs que notre voilier, les yachts à l'exhibe, les villas éclairées comme des yachts, les bateaux qui promènent les touristes devant "la maison de Brigitte Bardot, et la maison suivante..." pour un laïus immuable et "people".
C'est très calme ce matin. En cette saison, l'état de la mer est davantage influencé par les remous des vedettes, même très au large, que par la météo. La fin de la matinée sera rouleuse et ça durera jusqu'au soir. Avec un peu de chance, si le bateau est disposé face aux vagues, on s'en tirera avec un tangage assez supportable même si le passage du pont à l'annexe peut s'avérer acrobatique. Avec moins de chance, si le vent nous oriente travers à la vague, la situation deviendra très rouleuse, au point de compromettre l'équilibre à bord. C'est un prodige motorisé d'indifférence aux autres et à l'environnement.
Encore un ou deux jours pour sortir de cette région mal famée. On attend ici la fin du vent d'ouest pour partir vers la rade d'Hyères et pour nos derniers jours de navigation. Une dernière petite dépression va naître cet après-midi dans notre voisinage pour s'éloigner doucement. Demain, le temps devrait nous être favorable.
Libellés :
navigation,
Saint-Tropez,
voilier
Pays/territoire :
83990 Saint-Tropez, France
samedi 25 juillet 2020
Retour
Le trajet vers l'ouest commence. Nous sommes de retour en France, nous revenons à notre port d'attache, doucement, tout doucement parce que nous serons à l'envers des vents dominants et le temps va se charger de nous le rappeler durant les prochains jours.
Pour aller aux Lérins, tout se passe bien : le temps est beau, le vent léger nous impose d'appuyer les voiles avec le moteur. Dommage.
Nous revenons dans une zone hantée par les vedettes de toutes sortes, les grandes de plus de 50 mètres et les plus petites. Mon racisme se réveille envers ces monstres écologiques qui avalent du gasoil par centaines de litres (et plus) et brassent les plans d'eau en toute impunité. Il faut voir et ressentir les vagues soulevées par ces engins. Il est difficile d'imaginer les dégâts qu'elles causent aux bateaux alentour et à l'environnement. C'est are quand même étonnant que personne ne s'émeuve du problème.
Il est rare que les pilotes de vedettes soient très fréquentables. En gros, les petits trimbalent insouciance et incompétence avec bonne humeur ; les gros font plutôt dans le mépris et l'outrecuidance. Comme le dit S, "quand on sait que ces gens-là sont des décideurs, ça fait peur". Les voir vivre est souvent édifiant.
Après deux jours aux Lérins puis une étape difficile et sportive jusqu'au golfe de Saint-Tropez, nous voici dans la baie des Canoubiers. C'est notre abri en attendant des conditions qui nous permettent de repartir vers l'ouest. C'est aussi à côté du trajet des vedettes de toutes tailles qui font la navette entre le port de Saint-Tropez et la plage de Pampelonne. A chaque passage de vedette qui exhibe ses chevaux, ça brasse. Un bonheur...
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Pays/territoire :
83990 Saint-Tropez, France
samedi 18 mai 2019
Hélicos
On oublie vite...
Deux ans suffisent mais le souvenir revient quand on voit quelques
hélicoptères dans le ciel de Saint-Tropez. Ben oui, c'est aussi un
moyen de déplacement individuel. Après tout, il existe aussi des
voitures avec chauffeur.
Nous voici au pays
des nantis après une étape houleuse, remuante, depuis Port Cros.
Nous n'avons pas croisé grand monde en route. Il y a un voilier au
mouillage dans notre anse des Canoubiers, ainsi qu'un gros yacht
stationné là, avec son équipage dessus. J'imagine que le patron
n'est pas là, n'a rien à faire ici, ne souhaite pas payer une place
au port, ou il n'y en a plus car c'est plein.
Saint-Tropez est
couru. Le port est encombré, Sénéquier est bondé, c'est samedi
après-midi et il y a du monde dans les rues, aux terrasses,
peut-être un peu moins dans les magasins mais les tarifs pratiqués
ici permettent d'assurer les bénéfices en limitant le nombre de
ventes. Les magasins sont donc ouverts comme les boutiques
d'artistes, ceux qui officient à Courchevel et à Saint-Trop, selon
la saison.
On croise des
élégant.e.s et des badauds sans que la classification soir
exclusive. J'ai eu l'impression d'un but de promenade du samedi,
parfois en famille. Et puis il y a les locaux, ceux qui font partie
du centre et ceux qui sont de la périphérie et zonent en groupes
sur la côte, sur les pontons, se baignent sans crainte de l'eau
froide. Sûr que leurs nanas les admirent.
J'ai acheté du
pain, j'ai évité les fruits. J'aurais bien aimé pourtant...
De retour au bateau,
tout est calme et c'est bien.
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