Affichage des articles dont le libellé est les Lérins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est les Lérins. Afficher tous les articles

mercredi 28 mai 2025

Changement de place

 Toujours aux Lerins, nous avons changé de place pour aller essayer les bouées proposées par la municipalité de Cannes au nord de Sainte Margherite.


Ça représente une heure de moteur sans se presser et, et, et le moteur a bien tourné. Ouf ! On a quand même pris la précaution de partir avec un peu de vent pour ne pas rester en plan en cas de souci. 


Mais il n'y a pas eu de souci. On a trouvé les bouées en circulant avec la carte entre les hauts fonds de la zone (rappel : le sondeur est en panne), on a choisi la bonne (ça dépend de la taille du bateau).


Un ponton n'est pas très loin pour débarquer avec l'annexe (rappel : le moteur de l'annexe est en panne). Il y a même un point d'eau. Par contre, il n'y a aucune boulangerie sur l'île. Les deux kiosques gagnent davantage avec des sandwichs.


Au programme du matin, balade au fort qui surplombe la côte nord et donne accès à  un vaste panorama vers Cannes.


Et puis un détour par l'étang qui accueille de nombreux oiseaux, un observatoire et des promeneurs en nombre qui affluent toute la journée par les vedettes de liaison avec Cannes. Il y a là des touristes de nombreuses nationalités et des locaux qui viennent se mettre au vert pour la journée avec leur glacière et parfois leurs fauteuils pliants.


Mais c'est trop tard pour eux. Ils ne verront pas les dauphins qui sont venus chasser au petit matin entre les îles.



mardi 27 mai 2025

C'est la faute à Beaulieu

Partir de Beaulieu après une balade à terre ce matin, c'est d'abord affronter vent de face et clapot jusqu'à ce qu'on ait doublé le cap  de Saint Hospice qui ferme la baie de Saint Jean Cap Ferrat. Et du clapot il y en a de plus en plus à mesure qu'on s'approche de la pointe. On franchit d'abord la ligne des vedettes au mouillage puis elles grossissent au fur et à mesure qu'on progresse lentement en faisant des bonds sur les vagues.
C'est quand on se dit qu'on a bien fait de changer de moteur, que le précédent aurait été à la peine, à peu près parvenus à la pointe, c'est à ce moment-là que le moteur cale.
L'an dernier, c'était déjà à Beaulieu que le moteur nous avait lâchés. Bon anniversaire !
Sauf que là, il y a du clapot, un peu de vent, et qu'il s'agit de passer cette pointe. Mais ça ira : d'abord le moteur a accepté de redémarrer à condition de rester au ralenti, et puis une voile nous tire au bon cap ou à peu près. On passe la pointe, on double ensuite le cap de Saint Jean avec deux voiles et le moteur fonctionne toujours sans trop accélérer.
On va le garder en route tant qu'il tiendra, parce qu'avec l'état de la mer secouée en tous sens par les bateaux entre Cannes, et Monaco, les voiles ne suffiront pas à nous faire avancer - et puis on ne va pas trop trainer dans cette ambiance.
Du coup, moteur et voiles jumelés, toujours secoués mais bien rapides, on aura une excellente moyenne pour rallier les Lérins où nous trouver une place pour la nuit.
Et le moteur tiendra jusqu'au bout.
La panne : dans les secousses, le gasoil du réservoir a été bien brassé et une cochonnerie est passée dans le filtre.
On nettoie, on redémarre, ça ne fonctionne pas, on s'inquiète, on purge, on souffle, on resserre, on redémarre, ça va.
Et ça occupe une partie de l'après-midi.
Ce matin, c'était balade à terre sur l'île de Sainte Margherite. On n'y vient pas très souvent. Elle n'a pas la même ambiance que sa voisine occupée par les moines. Ici, de grandes allées rectilignes, et de robustes eucalyptus font davantage penser à un parc, un grand parc où on viendrait en bateau, où on trouve quelques restaurants, un ou deux kiosques, un château, un chantier naval, des pompiers, un petit village et une école de voile.

samedi 25 juillet 2020

Retour


Le trajet vers l'ouest commence. Nous sommes de retour en France, nous revenons à notre port d'attache, doucement, tout doucement parce que nous serons à l'envers des vents dominants et le temps va se charger de nous le rappeler durant les prochains jours.

Pour aller aux Lérins, tout se passe bien : le temps est beau, le vent léger nous impose d'appuyer les voiles avec le moteur. Dommage.


Nous revenons dans une zone hantée par les vedettes de toutes sortes, les grandes de plus de 50 mètres et les plus petites. Mon racisme se réveille envers ces monstres écologiques qui avalent du gasoil par centaines de litres (et plus) et brassent les plans d'eau en toute impunité. Il faut voir et ressentir les vagues soulevées par ces engins. Il est difficile d'imaginer les dégâts qu'elles causent aux bateaux alentour et à l'environnement. C'est are quand même étonnant que personne ne s'émeuve du problème.

Il est rare que les pilotes de vedettes soient très fréquentables. En gros, les petits trimbalent insouciance et incompétence avec bonne humeur ; les gros font plutôt dans le mépris et l'outrecuidance. Comme le dit S, "quand on sait que ces gens-là sont des décideurs, ça fait peur". Les voir vivre est souvent édifiant.


Après deux jours aux Lérins puis une étape difficile et sportive jusqu'au golfe de Saint-Tropez, nous voici dans la baie des Canoubiers. C'est notre abri en attendant des conditions qui nous permettent de repartir vers l'ouest. C'est aussi à côté du trajet des vedettes de toutes tailles qui font la navette entre le port de Saint-Tropez et la plage de Pampelonne. A chaque passage de vedette qui exhibe ses chevaux, ça brasse. Un bonheur...



mardi 21 mai 2019

Cannes, off le festival


Des mondes peuvent se croiser sans échange. Nous aurions pu nous interroger sur l'opportunité de poser notre ancre aux îles des Lérins, à peine au large de Cannes. Et oui, c'est la période du festival. Il y a sans doute des vedettes répandues partout aux alentours du tapis rouge. Nous n'en saurons rien. Nous ne les verrons pas.


A l'arrivée sur les îles, la pluie (encore !) ne nous empêche pas de distinguer les autres, de vedettes, celles qui sont au mouillage, répandues elles aussi devant le port de la ville. Les Lérins, c'est juste à côté et c'est sans doute trop loin. Nous y verrons un ou deux yachts, quelques belles embarcations dont les plus petites utiliseront le mini port de Saint-Honorat pour une heure ou deux. 


Pour nous, cette île est un jardin précieux offert à la promenade. On y a gardé les chapelles, les moines, les vignes, les allées ombragées. On s'y sent volontiers accueilli avec quelques attentions : un lieu d'accostage, un point d'eau, des toilettes un peu sales, des plages, une boutique de souvenirs. Il reste à voir le monastère, le fort et un restaurant, deux fours à boulets du temps où la position de ces îles justifiait le maintien d'une artillerie. Je n'y ai jamais rencontré d'autre uniforme que celui des religieux.