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dimanche 30 juillet 2023

Convergence des luttes, tous ensemble

 Mise en détention préventive d'un policier suspecté d'avoir passé à tabac un passant. Les policiers avec leur directeur national se révoltent et réclament des aménagements de la loi qui les protégeraient au prétexte que leur place ne peut être en prison préventive. Depuis que les violences policières sont officiellement des inventions d'extrême gauche, les flics osent à peu près tout dans la rue comme dans les médias.


Les magistrats rappellent l'indépendance de la justice, inscrite dans la constitution. Je ne suis pas sûr que les procureurs soient parfaitement indépendants des politiques mais ce n'est pas le problème actuel. D'ailleurs, les politiques s'écharpent et le gouvernement semble bien embêté, lui qui agit comme s'il survolait un océan de mécontents qui ne demanderaient qu'à se révolter s'ils n'étaient pas tenus solidement. L'autorité, il n'y a que ça de vrai.


Ils sont moins nombreux à  interroger l'utilité de la détention provisoire dans ce cas précis. Le suspect risquait-il de se soustraire à la justice d'une manière ou d'une autre, de se mettre d'accord avec ses collègues ? L'argument pourrait être tout à fait recevable, en tout cas, je n'ai aucun avis sur le sujet, et la justice est indépendante. Mais il n'est pas encore jugé, donc pas coupable, à mon avis il n'a rien à faire en prison. Je propose l'hôtel.


Ce serait peut-être l'occasion d'en profiter pour revenir sur l'utilisation de la détention préventive en France qui semble trop facilement employée. Certains de Sainte-Soline, par exemple, sont bien de cet avis. Entre voisins de chambres, on déboucherait sur une convergence des luttes entre méchants écolo gauchistes et gentils flics bastonneurs ?




dimanche 26 mars 2023

J'aime pas ça...

 Depuis notre monde rural, les mouvements sociaux pourraient rester plus abstraits que le changement d’heure qui m’a fait cheminer d’une pendule à l’autre ce matin.

 Mais voilà ces manifestations un peu partout qui rassemblent les foules les plus nombreuses de ces dernières années, les affrontements qu’on provoque et qu’on met soigneusement en avant, une brutalité affichée. Et je pense aux sorts individuels de cette femme au pouce arraché, cet homme énucléé, les gisants dans les hôpitaux. Une culture de la violence, de la confrontation, ce n’est pas seulement une posture publique, ça fait des dégâts.

 Ces corps ne se remettront jamais tout à fait – ou pas du tout. Et la société, la démocratie qui devra se guérir des blessures que lui inflige un personnel politique affligeant ? Pouvions-nous imaginer les lancers de grenades ? Parce que ce sont des grenades qu’il ne faudrait pas présenter comme des jouets aux mains de professionnels expérimentés au sang froid  inébranlable. Devions-nous anticiper la renaissance des voltigeurs à moto dont seule la nouvelle dénomination est ridicule ? 

 Même d'ici, on sait observer cette gourmandise de la confrontation très éloignée de l’idée de consensus démocratique.

Wikipedia : Le peloton de voltigeurs motoportés ou peloton de voltigeurs motorisés (PVM) était une brigade de policiers montés à moto de la préfecture de Paris, créée en 1969 à l'initiative du ministre de l'intérieur de l'époque, Raymond Marcellin, à la suite des manifestations de mai 1968. Il était chargé de régler le problème des « queues » de manifestation dans les rues étroites et fut dissout après l'affaire Malik Oussekine. Dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, ce mode d'action est ressuscité en urgence en avec les détachements d'action rapide (DAR)1, puis en avec les Brigades de répression de l'action violente motorisées (BRAV-M).

samedi 7 janvier 2023

Form


Il s'agit d'un logiciel créé pour la recherche en physique. Si j'ai bien compris, les équations étaient tellement longues que la mémoire vive des ordinateurs de l'époque n'y suffisait pas. Il fallait trouver un moyen de permettre les calculs en passant par le disque dur beaucoup plus lent. Form a permis de découper les formules trop longues pour permettre un travail séquentiel plus efficace (toujours si j'ai bien compris). C'était il y a quelques décennies mais Form a évolué avec les ordinateurs, c'est devenu un standard. Form est incontournable.

Mais Form est ancien, son créateur a 73 ans et l'idée de prendre sa retraite. Il est seul au monde à maitriser le développement de l'outil qu'il a créé. Ça n'intéresse personne, on va droit dans le mur , même en physique fondamentale.

Une explication : les chercheurs ont besoin d'une certaine notoriété. Celle-ci s’acquiert à force de publications, lesquelles publications sont signalées par d'autres chercheurs, recommandées, mises en avant. C'est bon pour la carrière, c'est bon pour l'ego, ça se comprend tout à fait. Mais il y a un effet pervers qu'on remarque tout de suite : les chercheurs ne s'intéressent pas à ce qu'il y a sous le capot de Form, il n'y a pas là matière à publications glorieuses, ce n'est pas bon pour la carrière, ce n'est sans doute pas aussi valorisant au plan personnel également, peut-être moins passionnant.

Alors l'effet pervers il est là, quand on s'aperçoit qu'il ne reste qu'une personne au monde capable de se débrouiller à la fois dans le code extrêmement complexe de Form et dans le monde de la physique. Jos Vermassen est le physicien qui œuvre depuis des décennies pour que ses collègues puissent continuer à travailler.

Il me vient à l'esprit l'image d'un gardien de phare nécessaire mais solitaire. Chaque bateau qui passe lui envoie éventuellement un petit signal d'amitié mais personne ne s'inquiète de l'état du phare qu'il entretient tout seul, entre gros œuvre et adaptation aux nouveaux environnements de navigation. Tant que ça fonctionne, il demeure le seul à vraiment s'inquiéter...

Sources (on ne peut pas dire qu'il y en aie beaucoup de proposées lors d'une rapide recherche en ligne) : https://www.journaldugeek.com/2023/01/04/la-retraite-dun-visionnaire-menace-la-physique-des-particules/ puis https://www.quantamagazine.org/crucial-computer-program-for-particle-physics-at-risk-of-obsolescence-20221201/

mercredi 29 juin 2022

Une certaine idée de la démocratie

C'est dit, on va changer la manière de faire de la politique, de mener la gestion du pays ; c'est fini les décisions d'en haut ; on va concerter, faire dans le consensus, éliminer les maladresses.

Une ministre toute fraîche désignée démissionne pour accéder au poste de présidente de l'assemblée. Ça s'appelle une gestion à court terme.

Un ancien ministre, lui qui tançait les députés chez eux et sans vergogne à l'époque de l'état d'urgence sanitaire, eh bien maintenant il est en charge des relations avec le parlement.

Le ministre de l'éducation nationale confie (confiait ?) ses enfants à une école privée pour les protéger.

Ce genre de liste (ici très réduite - je ne suis pas fidèle des infos) est drôlement efficace pour générer des écœurements de la part de personnes de tous bords politiques. Il suffit de choisir le récit d'opposition qui nous convient.

mercredi 18 août 2021

L'Afghanistan, point de vue décalé ?

Discours de E. Macron lundi 16 août

Son discours sur l'Afghanistan et le moment particulier à propos des flux migratoires prévisibles dont il faudra se protéger (de mémoire, ce n'est pas la formule exacte) quand les Afghans auront trouvé une manière de sortir de leur pays montre qu'il anticipe - en politique - l'arrivée d'hommes qui souhaiteraient se réfugier chez nous.

Au moins les femmes ne seront pas un souci à envisager : en les mariant à 12 ans pour les violer dans leurs règles, les talibans ont trouvé une manière de les confiner à la maison. Pas besoin d'anticiper.

 Tiens, un article ici : https://www.dawn.com/news/1640774/to-afghans-with-nowhere-to-go

samedi 26 décembre 2020

Coronapente 26

 

 

C'est un monde étonnant que celui de la rencontre entre la société et le coronavirus. Individuellement, chacun ou chacune se débrouille le moins mal possible avec la pandémie mais la gestion collective qui en est faite procure des moments étonnants. Je ne crois pas que le gouvernement se soit ici beaucoup plus mal débrouillé que d'autres, même si je suis persuadé que le démarrage a été compliqué et qu'un peu trop d'autoritarisme ne facilite pas une gestion agile.

 

Je ne veux pas m'appesantir ici sur les masques tellement inutiles pour tout un chacun parce que réservés aux professionnels exposés aux virus à l'intérieur des hôpitaux, des masques déconseillés avant d'être rendus obligatoires à peu près partout sous peine de sanctions. C'était avant, quand le Covid était encore conjugué au masculin et qu'on découvrait l'existence de l'argent magique qui nous avait tant fait défaut auparavant.

 

Il y eut les tests, inutiles, éventuels, avant d'être réservés à certains, conseillés à tous, obligatoires pour certains. Un sujet encore d'actualité en cette fin d'année même si la récente accélération du retour des résultats permet enfin d'en tirer des informations utiles.
 

A ma connaissance, l'utilité des lits des services de réanimation n'a pas été remise en cause. Ils sont nécessaires, alors le gouvernement en crée. Il crée même des lits de réanimation durables et ça, ça me parle. Durable, ça signifie que ces lits vont rester longtemps, longtemps, longtemps... Ben non. La durabilité, elle fonctionne juste le temps de la crise. La durabilité, c'est le temporaire.
 
 
Et les vaccins ? La vaccination débutera dimanche et avec elle la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement pour choisir qui sera vacciné et à l'aide de quel vaccin. Mais une évidence a profité d'un moment de lecture pour me sauter aux neurones : ce n'est pas parce qu'on est vacciné qu'on ne sera pas contagieux. Pour convaincre les réfractaires à la vaccination, il va être nécessaire d'argumenter avec finesse, de souligner les avantages. La confiance, c'est pas gagné d'avance.
 
 
Vivement les temps chauds.

jeudi 10 décembre 2020

Soir studieux


J'ai lu que le Japon envisageait le recours à l'intelligence artificielle pour favoriser les rencontres et la formation de couples dans un pays trop vieux aux liens sociaux parfois trop distendus. C'est sûrement une bonne idée. On sait bien que certaines espèces animales vivent solitaires et peuvent ne jamais former de couple par trop d'éloignement. Peut-être devrions-nous anticiper cette problématique en France alors que le Covid nous cantonne ?

J'imagine un grand plan gouvernemental, éventuellement une option dans une nouvelle application StopCovid (le retour), un discours de Cédric O sur la garantie d'une absence d'espionnage mais une possibilité de notation personnelle des rencontres proposées par l'algorithme. Celui-ci progresserait en pertinence à mesure qu'on cocherait quelques cases judicieusement choisies. Un grand tirage au sort serait organisé et le couple gagnant aurait le choix entre une berline électrique ou un voyage en avion.


Quand on a tendance à sacrifier l'environnement au profit de l'économie dans un contexte de concurrence internationale, quand on divorce difficilement d'avec le Royaume Uni et qu'on pense à couper dans les projets festifs de fin d'année, on pourrait proposer enfin un peu de légèreté, un storytelling individuel qui compenserait notremanque de vision dans l'avenir.

Ces citoyens ou citoyennes qui cumulent les frustrations concernant les libertés individuelles, qui guettent régulièrement les pater familias télévisés des jeudis, eh bien ce serait une bonne idée le leur proposer un plan visant à constituer des couples bien tranquilles dans leurs salons à partir de 20 heures. Une société bien ordonnée comme l'église la proposait bien avant que l'Islamisme ne prenne toute la place dans les non dits des lois sur la laïcité.


mercredi 2 décembre 2020

Coronapente glissante 24

 

Il n'y a pas que le coronavirus dans la vie ; partout c'est moche, ça va mal :
  • En France, combien de traitements contre les cancers, les maladies chroniques, auront été retardés, ajournés, et pour quelles conséquences ? On s'interroge aussi sur la santé mentale en ces temps de confinement
  • Au Japon, il y aurait eu davantage de suicides en octobre que de morts du Covid en 2020
  • Les flics disjonctent, les ministres déconnent, la démocratie se délite...
  • Les théories du complot fleurissent de toutes parts ; on ne croit plus à la vérité, on confond un peu tout, dans un furieux mélange de naïveté et de rancœur
  • Pourquoi vouloir passer par des médias renommés dont les nouvelles nous parviennent en vrac, pas classées ? On ne sait pas s'il est plus important de renoncer à manger du nitrate dans les charcuteries ou de se protéger de la 5G, de marcher 10000 pas dans la campagne ou de faire de la cohérence cardiaque, d'éviter de manger des aliments qui abîment les reins ou ceux qui favorisent le cholestérol
  • Même les ventes de voitures neuves qui flageolent ; par contre, les vieux tacots, ceux qu'on ne veut plus en ville, ils trouveraient leur revanche sur le marché de l'occasion, diesel compris, malgré la France d'en haut qui rêve d'une écologie toute propre.
Et maintenant un objet spatial inconnu fonce vers la  terre. Peut-être une épave d'une fusée lancée il y a des dizaines d'années et qui nous revient sur la tronche, rancunière ? Nommée pour l'instant 2020 ISO, il mesurerait entre 5 et 10 mètres de long. Ce serait peut-être le propulseur de la fusée Centaur lancée le 20 septembre 1966.


Ca ne va plus. Après le pangolin, après le terrorisme, après le réchauffement climatique, voilà désormais l'histoire de nos déchets qui nous rattrape.

lundi 30 novembre 2020

Coronapente 23 ?


C'est en France, c'est à Paris, dans le 17 °. Ça se passe dans l'entrée d'un immeuble peut-être trop bien pour ce black sans masque qui semble vouloir s'y planquer. Donc suspect.

Dans un autre monde, on se dit que la pensée spontanée des trois policiers devait tourner autour de quelque chose comme "Il est entré là, je suis flic, je cherche à vérifier que tout est en ordre parce que le gars n'a pas la tête des propriétaires du coin et qu'il semble nous éviter". On imagine la patrouille frapper à la porte. Notre monde imaginaire est parfois un monde de bisounours.

Dans le cas présent, on en est resté à un stade (très) impulsif. Ils étaient trois, ils sont entrés à la suite de leur client, il a protesté, ils ont tapé - pas sur la porte. Pendant longtemps, au poing, pied, matraque, genou... en proférant des injures racistes. Effet de groupe ? Testostérone ? Comment cette action peut elle s'expliquer ? Et leurs collègues qui rappliquent sans savoir ce qui se passe, j'ai l'impression qu'ils participent au passage à tabac qui reprendra sur le trottoir en incluant le groupe de jeunes musiciens qui s'entraînait au sous sol. Le lendemain, j'apprendrai qu'ils sont quatre à être mis en examen : c'est un quatrième qui aura balancé une grenade lacrymogène à l'intérieur du local. 

Question maquillage, c'est réussi. Pour l'image de la police c'est pas simple. Encore moins quand on se rend compte que le maquillé a passé 48 heures de garde à vue, accusé d'avoir agressé la patrouille. 

Ah, au fait, eux aussi ils auraient désormais le droit de garder leur arme en toutes circonstances même en dehors de leur service. D'ailleurs, ils ont sorti au moins un pistolet. Au point où ils en étaient... Article 25.

Sur le Net, les images ne sont pas floutées. Pourtant, il est possible que les flics en question passent un sale moment bientôt. Diffuser "l'image du visage ou tout autre élément d’identification" d'un policier ou gendarme en opération, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique", l'article 24 propose de punir ce fait d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende.

jeudi 26 novembre 2020

Corona (les temps du Covid) 22


Lydia Veyrat, Béninoise de 37 ans, est menacée d’expulsion. Elle est en France depuis un an et demi et travaille comme aide-soignante dans un Ehpad de l’Isère. Elle avait touché la prime Covid. Le préfet lui reproche de ne pas avoir apporté la preuve de son insertion dans la société. Il a raison, le préfet : l'insertion d'un Ehpad dans la société n'est jamais prouvée.



On coupe la bûche de Noël en deux et papy et mamie mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger », Les conseils du professeur Salomon pour Noël. Avec des alliés pareils, on n'a  même plus besoin d'adversité...




Les forces de l'ordre évacuent un campement de migrants par la force. Elles y mettent tellement de conviction que le ministre de l'intérieur lui-même s'interroge devant les images rapportées par des témoins alors qu'un ou deux journalistes et quelques migrants anonymes ont été molestés, et que la question de l'hébergement reste pendante. En même temps, la proposition de loi sur la sécurité globale est adoptée à la chambre avec une majorité confortable. Quand deux mondes se croisent sans se voir...



Deux mondes qui vont se rencontrer, ce sont ceux de la police nationale et des milices municipales avec davantage de pouvoirs pour les policiers municipaux. Ce sont les habitants de certains quartiers qui seront bien contents : ils n'auront plus le temps de ranger leurs papiers dans les poches. Ah ! Non. Nous vivons dans un monde libéral, on va pouvoir dégraisser les effectifs de la police municipale ou les réaffecter à certaines missions. 


vendredi 15 mai 2020

Coronapente glissante 15

 

Jérôme Cahuzac est médecin. Il est aussi ancien ministre, condamné au port d'un bracelet électronique pour quelques années. Et moi, je ne suis pas copain avec Jérôme Cahuzac.
 
Et je ne m'occupais pas de lui jusqu'à la lecture d'un petit article dans lequel j'appris qu'il vivait en Corse où il travaillait à l'hôpital quelques demi-journée par semaine. Durant le confinement contre l'extension du Covid 19, il a travaillé à plein temps. Il a bossé comme les autres personnels de ces services, en première ligne. La justice l'a autorisé à abandonner son bracelet électronique durant cette période. J'imagine que son port n'était pas compatible avec les contraintes de son activité.


A la fin du confinement, il a été convoqué pour être équipé de nouveau. Certains y voient de l'acharnement. Je n'en sais rien. Je ne sais même pas combien de temps il lui restait à faire. Je me dis qu'en tant que ministre, il devait être irréprochable - ce qui n'avance d'ailleurs pas la réflexion sur le port du bracelet.


 Mais j'apprends plus loin que sa peine était suspendue pendant qu'il s'investissait pour les malades. Elle sera donc allongée des deux mois d'interruption pendant lesquels il soignait. Pense-t-on qu'il était en vacances ? Ne lui doit-on pas, à lui comme à ses collègues, une certaine reconnaissance pour le travail effectué depuis deux mois ? 
 
Où est la morale quand le fait d'avoir travaillé à plein temps ces deux mois lui allonge sa peine d'autant? Comment les juges peuvent-ils camper sur une telle position ?