jeudi 26 mars 2020

Matins confinés

Confinement + soleil = l'occasion de ressortir ou de prendre des photos de mon environnement matinal. Juste pour le plaisir.

 Les objets du quotidien se montrent sous un nouveau jour.

 Certaines photos datent de quelques années...

 Qu'est-ce que c'est ?

 Juste au moment d'éteindre les lumières, les premiers rayons du soleil...

 Qui est-ce ?


































 Celle-ci n'est pas de saison.














Retrouver ces photos (et d'autres) :
- Instagram Dvisuels, https://www.instagram.com/dvisuels/
- Galerie Piwigo, https://dvisuels.piwigo.com/

mercredi 25 mars 2020

Coronapente glissante 3

Coronadaptation : est-ce une guerre ou  une nécessaire adaptation où nous aurons à apprendre modestie, solidarité et anticipation ?


Coronanticipation : combien de temps sera-t-on enfermés ? combien de victimes ? quelles seront les conséquences sur les sociétés ? le capitalisme devra-t-il mettre en œuvre des stratégies élaborées pour repartir "comme avant" ou sera-t-il servi "sur un plateau" par nos politiques, notre déficit d'imagination, notre système ?


Coronattention : comment ça se passe pour les gens dont on ne s'occupe pas tellement d'habitude, les SDF, les prisonniers, les conjoints violents et leurs victimes, les anciens, les travailleurs de la santé, ceux des entreprises, les gens du voyage ?


Le dévouement des personnels de santé n'étonne pas. Ils sont là, ils sont présents quand on a mal, quand on est mal. La facilité avec laquelle on les a laissés se débattre dans des restrictions budgétaires peut faire question. Mais il est bien tard pour faire notre mea culpa.


Plus largement, remarquons (ce n'est pas de moi, je l'ai lu dans un blog, mais lequel ?), remarquons donc le parallèle entre nos fameux régimes spéciaux de retraites et les catégories de travailleurs qui font actuellement vivre la société. Je proposerais bien des régimes spéciaux pour ceux qui n'en bénéficient pas encore dans les grands magasins, dans les entreprises qui n'ont pas été créées pour respecter les gestes barrières, dans les transports...

Coronalutte des classes : parce que j'ai de l'électricité, Internet, le téléphone, des provisions dans les magasins et en ligne, je peux joindre un médecin même pour une entorse, et même éventuellement rencontrer des gendarmes pour me convaincre de rester à la maison. Ces niveaux fonctionnent.


Ah, je n'ai pas de masque. D'accord, il n'y en a pas. Le flux tendu et le stock prévisionnel,, ce n'est pas compatible. Devinez quelle option l'a emporté ? Quelque chose me dit que dans le cas où la France aurait eu des  masques à foison, un règlement, un décret, m'auraient obligé à le porter en permanence. Là, il est déconseillé ou inutile. C'est bizarre, non ? Lire le coup de gueule d'un médecin psychologue de l'hôpital de Mulhouse dans Libération à ce propos. Des niveaux ont dysfonctionné gravement.


Coronnarrogance : pourtant, en matière d'autoritarisme, c'est réussi. Et contagieux : une garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui pour un récidiviste du déconfinement clandestin. Il s'agit de faire un exemple. La justice est-elle là pour faire des exemples ? La mise en danger de la vie d'autrui est-elle avérée ? J'aurais à dire sur les stocks stratégiques de matériel de protection...


jeudi 19 mars 2020

Coronapente glissante 2


Le bien fondé du confinement, je ne le discute pas. C'est l'affaire des experts et des politiques, ceux-là qui doivent rattraper leurs atermoiements du début de la crise. Il est décidé, il semble logique, sa mise en œuvre en recourant aux métaphores guerrières et à l'angoisse me questionne davantage. Pour une fois qu'un gouvernement sert à quelque chose dans ces temps de mondialisation financiarisée, le notre nous fait marcher au pas. C'est un exécutif de choc, du choc ; on l'a bien vu dans la manière qu'il a eue de gérer la crise des gilets jaunes ou celle des hôpitaux (oui, ceux-là).

Depuis l'interdiction du surf, même en plaisir solitaire, depuis l'interdiction des courses solitaires en montagne, depuis l'interdiction d'exhiber sur l'écran d'un smartphone notre déclaration sur l'honneur, depuis toutes ces mesures qu'on peut qualifier de liberticides même si leur bien fondé pourrait être discuté, depuis les communiqués à l'emporte pièce du gouvernement, ces communiqués parfois contradictoires... Depuis un certain temps, on assiste à l'envolée des bonnes raisons pour qu'un exécutif nous fasse prodigieusement chier :
  • les glissades en surf sont interdites par solidarité
  • les courses en montagne le sont pour éviter d'encombrer les urgences après des secours en montagne
  • le papier est devenu impératif pour la déclaration sur l'honneur. C'est au choix : 
    1. pour éviter de contaminer les gendarmes avec les germes du smartphone (je l'aime bien celle-là),
    2. pour éviter les arnaqueurs qui font payer ou siphonnent nos adresses de courriels (comme pour les restrictions après les balades dominicales des parisiens, il s'agit de réagir ou de punir)
    3. et, enfin, pour nous compliquer la vie. C'est dit et on revient au début de mon texte. c'est pour nous emmerder.

A force de traiter les gens comme des gamins retors, peut-être bien que la démocratie se fera à l'épidermique, les élections à l'impulsif. 



Coronapente glissante 1


On glisse, on glisse... sur une drôle de pente.



Il y a le coronavirus, il y a cette pandémie, il y a le risque de saturation des services des urgences dans les hôpitaux qu'on a largement dépouillés depuis quelque temps, il y le risque de perdre un proche, il y a l'inconscience de ceux qui estiment ne rien risquer, il y a plein de bonnes raisons qui font agir l'exécutif.

On y est. On va voir ce que ça va donner maintenant.
Nous sommes passés de recommandations de prudence à un confinement assez strict. L'exécutif lui-même organise une forme de grève générale sans manifestation.

Nous sommes passés de la bienveillance à la verbalisation. Nous verbalisons même les promeneurs sur la plage, les surfeurs qui s'amusent sur l'eau dans des conditions parfaites et sans souci de la solidarité. Nous sommes donc passés à la morale à deux balles. Celle-là même qui pointait l'oreille quand les parisiens, trop nombreux et inconscients, profitaient du soleil dans les parcs. Les SDF, où sont-ils confinés ?

Nous sommes passés des déplacements contraints aux justifications . Au prétexte d'escroqueries mal anticipées, nous en sommes à l'obligation de déclaration papier pour nos déplacements.

L'exécutif nous a priés de nous montrer responsables du bien commun avant de nous imposer des restrictions de liberté. Acceptées par le public. Pour l'instant.

Le futur se dessine. Il serait question d'une application pour remplacer la déclaration sur l'honneur. Ce sera un premier signe. Une application ? Que va-t-elle collecter ? 
A propos des smartphones, des pays ont déjà mis en place une collecte massive des données transmises à notre insu par ces merveilleux engins. Il semble qu'on sache déjà le pourcentage de confinés qui ont respecté leur réclusion volontaire en Lombardie. 
En Israël, on peut retracer les déplacements des gens, totaliser les rencontres entre les porteurs du virus et les autres, dans le but de prévenir ces derniers.
De nombreux gouvernements se penchent sur l'aide que les bigdata pourront leur apporter en ces temps de pandémie. 

Après ?


samedi 7 mars 2020

Coronavirus

Lu un article : En Chine, les masques en papier font dérailler la reconnaissance faciale
Voilà le truc : on s'équipe, on pense à tout, on aborde tous les aspects techniques du problème. Les ingénieurs concoctent un outil prometteur capable de mesurer l'angle des rides, la fossette sur le menton, l'écart entre la narine droite et la lèvre, entre le bout du nez et le menton. Tout est enfin au point, plus facilement qu'on ne le craignait. La société s'habitue et les gens commencent à percevoir ces avantages que nous promettions depuis longtemps. Même les portes d'immeubles s'ouvraient quand on s'offrait au selfie.
Les gens oubliaient leurs mots de passe, abandonnaient leur clés, voyageaient sans contrôle, s'abandonnaient en sécurité, observés, mesurés, choyés par notre surveillance sourcilleuse. Les incidents se raréfiaient, les incivilités appartenaient au passé tout comme les opposants trop bruyants, le monde s'organisait pour mille ans.

Nous n'avions pas prévu les masques en papier, ceux qui servent à protéger la population du virus qu'on va craindre davantage que le gouvernement, davantage que le manque de confort, davantage que la police, davantage...

Confinement

Tant qu'à parler du coronavirus, autant le faire en jouant.


On va se le prendre dans la tronche. Il ne va pas rester là-bas. On est tout proches, il arrive, il sera là bientôt. 
Quand il était en Chine, c'était l'affaire de la Chine. D'autant que les conditions étaient bonnes. Osons le mot : c'est quand même une dictature, là-bas, non ? Alors, ils pouvaient prendre dans l'urgence toutes les mesures qui s'imposaient, pas vrai ? Ils n'avaient pas à tergiverser comme nous le faisons dans nos démocraties électives. Parlons-en de nos élus. Déjà qu'ils ne savent pas le prix du pain, qu'ils vivent sur une autre planète, on ne va pas compter sur eux pour nous défendre, non ?
Là-bas, ils bâtissent un hôpital en deux semaines maximum, ils le remplissent de fonctionnaires et hop, les premiers malades sont parqués à défaut d'être bien soignés. Parce que les soins, je ne sais pas : même les médecins meurent au contact du virus. Il faut isoler les malades.
En Chine, ils arrêtent les gens en grand. Hop : 1 million de personnes ? Vous ne sortez plus. Il y a la télé et Internet pour vous amuser. Et vous ne racontez pas trop de bêtises parce qu'on viendra vous chercher. Méfiez-vous : nos prisons sont remplies de contagieux qu'on oublie.
Malgré ces mesures de première urgence, le virus est sorti de Chine. Alors, si là-bas ils ne parviennent pas à le contenir, comment on va faire ?
En Italie, c'est la panique. La démocratie, ça ne permet pas de tout faire. C'est moins efficace que la Chine. Pourtant, dans le Nord, avec la Ligue, ils auraient eu des ressources. Bon, ils ont fini par les boucler, les malades. Pas seulement eux, d'ailleurs, mais leurs voisins, leurs collègues, les soignants qui se sont occupés d'eux, des villes entières qu'ils ont fermées. Mais ça ne doit pas être très étanche, leurs barrages.
Alors, le virus, il arrivera bientôt. C'est une question de jours et puis il sera là, devant la porte. Et nous, on fera quoi ? Les enfants n'iront plus à l'école. C'est vrai que c'est un nid à germes ces établissements scolaires. Ils auront des cours à distance, des vidéos... On utilisera le progrès technologique. Les spectacles vont arrêter, les magasins se ruiner, les rues se vider, l'économie sera exsangue, je ne bougerai pas de chez moi.
J'espère que le boulanger ne fermera pas.

Télétravail

Même pas inventé, sauf la fin : j'ai juste brodé à partir de l'interview d'un expatrié inconscient qui revenait de Chine.

Je réclamais le télétravail depuis longtemps ; la boîte me l'impose aujourd'hui que je reviens de Chine. Il s'agit d'une mesure de prévoyance pour éviter la propagation du virus. Il me faut rester à la maison, bosser face à l'écran, communiquer avec les réseaux sociaux...
Justement, une vie sociale, c'est important. Chacun ses priorités.Grâce à mon télétravail tout récent et à la nouvelle souplesse de mon emploi du temps, j'ai enfin le loisir d'emmener les enfants à l'école, je retrouve l'atmosphère des grands magasins, j'ai repris la piscine et les discussions dans les bars, nous allons tous les soirs au restaurant ou au cinéma. J'ai l'impression d'être en vacances.
Les loisirs, ça a du bon. Dommage que ça s'arrête dans deux semaines.
Atchoum !
Tiens, j'ai dû prendre froid...