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mardi 13 juillet 2021

Traversée

 La traversée, elle commence, ou plutôt elle aura commencé quelques jours avant avec la consultation des météos et le choix dans les options que nous avions. 

Nous pourrions, selon le temps prévu, revenir dans les calas du sud de Minorque, aller en Espagne, remonter directement vers Martigues. Nous choisissons, et les prévisions météo choisissent avec nous, nous choisissons la remontée dans une fenêtre de deux jours avant une période de tramontane qui nous rendrait la navigation pénible en Espagne.

Rester à Minorque serait une possibilité mais nous préférons éviter le fréquentation du mois de juillet. Et puis nous avons envie de revenir.

Voilà, le choix est fait, avec un peu de stress qui nous perturbe le sommeil. Il faut que tout se passe bien, le matériel doit tenir bon, le temps se tenir bien, nous devons tenir la distance : un peu plus de deux jours pour parcourir 210 milles environ. Pas question de traîner en route : il s'agit de ne pas se faire rattraper par la tramontane lundi soir.


lundi 5 juillet 2021

Addaia

 

L'idée de remonter assez rapidement prend du plomb dans l'aile avec les courants du Nord prévus pour la semaine (au moins). Il aurait fallu partir hier alors que nous n'avions fait qu'effleurer Minorque. Ca nous semblait un peu prématuré. Peut-être aurons-nous eu tord de vouloir patienter ?

Depuis Algaierens, nous avons profité du vent d'Ouest pour passer devant Fornells et continuer un peu plus loin. C'est dimanche, les bateaux sont de sortie. Nous allons à Addaia.

Addaia, c'est un tout petit port dans une calanque étroite et compliquée. En contournant une petite île, on découvre les bateaux resserrés dans le coin le plus proche du grand quai. La zone technique est un parking avec le restaurant local au bout, du côté calme. Addaia, c'est un lieu de villégiature avec des maisons blanches, des petits immeubles, quelques restaurant et une superette plus haut. L'ambiance est préservée ; on ne semble pas souhaiter s'adapter au tourisme de masse.

Le vent qui souffle cet après-midi n'amène pas de houle. Il va se calmer le soir, nous permettant une de nos balades pédestres habituelles. A matin, le paysage boisé, l'eau calme, les chants des oiseaux : on pourrait se croire sur un lac si on n'entendait pas le ressac pourtant lointain, là-bas, vers l'entrée du fjord.


Ajout 8 juillet


Quelques jours à Addaia permettent des balades à pied : le tour du cap avec les villages voisins et leur exploitation des échancrures des côtes pour créer toutes sortes de petits ports plus ou moins abrités pour les embarcations, le traditionnel cami de cavalls qui longe ici quelques exploitations agricoles dont les vaches se contentent de peu, les anciennes salines un peu plus loin, à l'intérieur du périmètre du parc.




Pour aller plus loin, il faut prendre le bus, disponible 4 fois par jour pour Alaior, à l'intérieur des terres, ou bien pour Mahon mais avec une seule liaison quotidienne dont les horaires ne permettent pas de faire l'aller-retour dans la journée.



Et pour aller plus loin, il faudrait louer. Ce n'est pas encore la saison où les loueurs ouvrent les antennes les plus proches. Et puis le temps n'est pas assez stable pour laisser le bateau seul à l'ancre. Nous abandonnons l'idée de la location. Une balade en bus complètera les marches quotidiennes dans les environs.


Sauf aujourd'hui, jeudi. Le vent s'est invité en fin de nuit. Nous avons préféré remonter notre mouillage et poser l'ancre un peu plus en avant pour avoir davantage de place et mettre 40 mètres de chaîne sur 6 mètres de fond. Nous serons mieux équipés pour le temps prévu pour la journée.

Le bateau se balade un peu à droite et à gauche selon le vent. Ça tient dans les rafales quand le soleil se lève. Comme en navigation, il faut faire des quarts pour surveiller.

L'après-midi, le vent se calme un peu, permettant des bricolages sur le bateau puis une petite balade à terre. Rien de bien long. En réalité, la vie marine est faite de patience. Nous attendons. 
Nous attendons que le vent se calme, et plus tard, que la houle s'apaise. Alors nous pourrions aller, par exemple à Fornells mais la météo est formelle : il y aura trop de houle pour permettre un mouillage sympa, même demain vendredi.


Nous pensons aussi à la traversée, au retour. Mais la météo n'est pas assurée. Selon les sources, on pourrait se lancer avec des vents portants samedi, continuer dimanche. Pourquoi pas directement sur Martigues ? Selon d'autres sources, Martigues serait impossible à cause de vents contraires dans le golfe du Lion. Il faudrait se rabattre sur la Costa Brava où on attendrait la fin de l'épisode de tramontane qui occuperait une bonne partie de la semaine prochaine. Si rien de tout ça ne nous convient, nous pouvons rester aux Baléares, choisir nos prochains mouillages, côté Sud pour nous mettre à l'abri de cette tramontane qui arroserait le bassin Ouest de la Méditerranée. Elle n'est pas simple la vie de marin intermittent.

vendredi 2 juillet 2021

Minorque, cala Algaerens

Il fait chaud sur la cala. En ce début de weekend, il y a du monde, sur la plage, au mouillage et peut-être sur les chemins mais nous n'avons pas encore posé les pieds à terre. Nous sommes un peu fatigués et puis le vent du Sud qui souffle par intermittences nous incite à surveiller le bateau.

Pollença a représenté une halte sur la route de Minorque où nous sommes arrivés tout à l'heure après avoir goûté à des vents très variables juste avant l'arrivée : d'abord de côté, puis de la hanche arrière enfin brusquement de face. Il a fallu rentrer les voiles et compter sur le moteur pour finir la route vers la Cala Alguayerens.

Minorque abordée par l'Ouest, c'est une sorte de plateau un peu pelé, avec la côte déchiquetée et du chaud et du sec dessus sans beaucoup de maisons hors un bourg touristique sans doute sorti de l'imagination d'un entrepreneur.

La suite ? Elle dépendra du temps qu'il fera. Il nous faudra nous mettre à l'abri d'un Nord-est prochain, peut-être à Mahon, sur la côte Est mais rien ne dit que nous aurons ensuite le vent du Sud requis pour remonter vers l'Espagne continentale, d'autant que la traversée sera plus longue de celle qui nous a vus rejoindre Soller depuis Barcelone.

Pas simple tout ça !

En attendant, c'est Algaiarens, une plage à la mode, d'autant plus fréquentée que nous sommes arrivés vendredi après-midi. Le weekend commence. Avec beaucoup de monde sur la plage et l'obligation de trouver une place au mouillage.

Ce n'est pas toujours évident de trouver un bon coin parce que certains bateaux restent à la journée, d'autres passeront deux ou trois jours à faire la fête entre amis. A notre arrivée, ils sont là et nous devons gérer. Quand nous seront installés, les suivants auront le même problème.


Du vent du Sud en fin d'après midi et du calme le soir, ça nous convient tout à fait. Et malgré l'affluence, pas trop de cris sur les bateaux voisins qui vont dîner tard.


Le matin, j'irai ramer jusqu'à la plage la plus proche pour une balade à terre. Hier soir, nous avons été obligés d'emprunter un chenal de l'autre côté de la baie : les abords des plages sont interdits d'accès par le large. A sept heures, il n'y avait à peu près personne, je ne dérangeais pas.


En réalité, je n'étais pas le premier, une autre annexe m'a précédé, et un canoë occupé par un homme et son berger allemand, et un paddle. Sur la plage, un petit bivouac est installé discrètement. Une maison minuscule et toute jolie se cache derrière un gros rocher.


Je vais prendre le chemin entre les pins et grimper un peu. Un peu plus loin, c'est la fin d'un cours d'eau qui vient s'infiltrer ici après avoir humidifié la plaine où on distingue des cultures et quelques maisons.

L'humidité est importante, elle nimbe légèrement l'atmosphère mais on voit bien que le soleil va surgir de derrière la ligne de crête des collines voisines. La chaleur va assécher rapidement l'atmosphère au dessus des marais.


Pour l'instant, il fait frais et je parcours ce grand chemin dans l'odeur de térébenthine. Est-ce le cami de cavalls, le chemin des chevaux qui semble faire le tour de Minorque ? Un peu plus loin sur les hauteurs, j'ai la réponse en butant sur le portail d'une maison isolée. C'est une desserte de cette propriété. Le cami doit être plus loin à l'intérieur des terres.


En attendant, je découvre ma première tortue : il semble que l'endroit soit célèbre à ce sujet.


Pendant la journée, nous resterons terrés dans ou sur le bateau, hormis le moment d'une baignade dans l'eau claire qui a donné l'occasion de nettoyer un peu la ligne de flottaison qui commence à s'encrasser. C'est vrai qu'on n'utilise pas d'autre antifouling que le zinc, non polluant. Du coup, la végétation a tendance à s'agripper rapidement à la coque, pas contrariée par les produits toxiques qui protègent les autres bateaux.

La baie se peuple de toutes sortes d'embarcations en ce samedi. L'endroit est couru. La plage aussi, desservie par un grand parking.

Nous attendons le soir pour une promenade sur le sentier côtier en direction de l'anse suivante. Moins de monde, un peu plus de musique dans une cabane de pêcheur. Quelques groupes de cavaliers un peu plus loin.

Retour au bateau. Apéro, téléphone à B, toujours coincés dans leur port. Ils ne le disent pas clairement mais je pense qu'ils ont d'abord fait le mauvais choix de la côte et qu'ils regrettent bien leur stratégie. Après, auraient ils vraiment traversé ? Pas sûr. Nous sommes mieux à Minorque.

Le soir, un peu d'agitation au mouillage. Les gens sont dans leur cockpit, discutent tard et fort. Les annexes font des trajets festifs et incompréhensibles dans la nuit mais ponctués des cris de leurs occupants. Nul ne se soucie du sommeil qu'ils n'imaginent pas avant minuit ou une heure du matin.

Pollença

La rade de Pollença est si bien protégée que des lumières sont visibles sur 360 degrés quand vient la nuit. Nous sommes loin de la ville mais nous entendons les sons qui portent loin sur l'eau. D'abord, nous avons eu les clairons des militaires tout proches. Leur base occupe toute une partie de la baie, proche du phare.

Et puis une chanteuse dans une boîte sur la plage, sans doute un restaurant. Ce n'est pas ce qui manque ici. Il faudrait plutôt détailler leur cible, plus ou moins huppée. Face au port, les garçons en costume, les tables soignées, les cartes ne trompent pas. Quand on s'éloigne, le public visé sera moins dépensier. Quand on entre dans la ville et qu'on s'éloigne de la mer, le touriste côtoie davantage l'autochtone. La ville en elle même offre peu d'attraits mais possède des ressources utiles comme les locations de véhicules, les réparations, les magasins...

Après les paysages de Soller, le Nord-est nous parait pelé, laminé par les conditions météo sur le cap Formentor qui barre la mer à l'extrémité Nord-est de Majorque. Nous étions là tout à l'heure, au pied de la falaise avec le phare perché là haut, et nous avions l'idée qu'éviter l'endroit en cas de mauvais temps était impératif.

On ne reste pas à Pollença. Nous devons filer à Minorque pour composer avec les prévisions météo. D'abord du vent du Sud, nous partons donc sur la côte Nord. Puis, assez brusquement, du Nord-est dont il faudra se protéger. Et puis une renverse au Sud-est à étudier. Si elle était bien disposée, elle pourrait nous permettre de remonter vers l'Espagne en économisant le moteur qui est trop souvent mis à contribution cette année. Il faudra affiner tout ça avec les prochains bulletins et composer aussi avec le weekend et l'affluence. Nous sommes désormais en juillet : il va y avoir de plus en plus de monde.

mardi 29 juin 2021

Soller

Soller au petit matin, un dimanche : nous terminons notre traversée depuis Barcelone. Il fait encore nuit mais les sommets des Baléares se voient nettement. On les a distingués pendant la journée, de loin. Puisla nuit est tombée et nous avons aperçu deux feux : celui du cap Formentor, à l'Est, et le Cap Gros qui marque l'entrée de la rade de Soller. Les heures passant, les lumières de quelques agglomérations se sont montrées, pas nombreuses : la côte Nord-Ouest de Majorque est abrupte.

Les lampes de la ville nous éblouissent dans le goulet et pendant notre recherche d'une place pour mouiller au milieu des bateaux endormis. Nous ne pensions pas trouver le mouillage aussi fréquenté. Le premier emplacement libre nous conviendra ; on changera dans la journée quand certains auront libéré un espace.

Il est six heures quand nous pouvons nous glisser dans les draps. Petit déjeuner en milieu de matinée. Il fait chaud, il y a foule sur la plage et sur le front de mer. Nous attendons la fin de l'après-midi pour descendre faire un tour un peu à l'écart, vers le phare qui nous a guidés pendant la nuit précédente.

Guidés... Il est vrai que les phares ont un peu perdu de leur importance depuis le GPS. Nous n'avons plus vraiment besoin d'eux pour tenir un cap mais ils sont des points lumineux qui fixent l'horizon, à l'écart des écrans. Notre pilote automatique a décroché plusieurs fois : les changements dans le vent et le glissement des lumières sur le côté étaient les deux premiers signes pour nous indiquer que nous perdions notre cap.

Soller le dimanche, c'est bien entendu une usine à estivants. La pression va diminuer lundi, des bateaux seront partis : nous en profiterons pour changer de place en prévision des vents d'Est annoncés pour mardi. Il nous faudra tâtonner un peu pour faire notre place : de nombreux mouillages sont accaparés par des locaux qui finissent par les considérer comme les leurs. La place disponible diminue d'autant.

Alors, lundi matin, c'est changements de mouillage (2 fois : vive le nouveau guindeau électrique), aller chercher 20 litres de gasoil avec l'annexe, et quelques rangements. L'après-midi, les courses en "ville", un démontage du carburateur de l'annexe pour améliorer son fonctionnement (bof) puis une superbe balade sur les chemins qui dominent la côte au-dessus du bourg où, comme souvent, les hôtels gigantesques se sont approprié les points de vue. Plus loin, on trouve le calme, les plantations d'oliviers, quelques maisons perdues dont certaines semblent occupées  en permanence. L'endroit est superbe, sous la protections bien fragile d'un pic, une dent de pierre, sans rancune.

C'est une région de chemins où il fait bon se promener. D'accord, il faut se faire à la chaleur mais c'est un plaisir de cheminer entre les murs de pierre sèche qui délimitent autant de terrasses où les agrumes semblent occuper les fonds de vallées et les oliviers, sans doute plus résilients, exposent sur les coteaux leurs formes tourmentées. Leur vie semble compliquée, enchevêtrée, noueuse, parfois brûlée à l'intérieur, et ils vivent, et ils poussent, à la dure.

Des chemins ombragés passent à proximité de fincas, cees exploitations agricoles d'un autre temps, véritables maisons de maitre qui régnaient sur leur domaine, d'après ce que j'ai compris. Les voilà toujours prospères, vendant les oranges, reconverties partiellement au tourisme, placées au plus beau du paysage.

Les caroubiers, de temps en temps, et quelques amandiers, pour varier les plantations, et à terre, des moutons nettoyeurs. Les brebis ont leurs petits qui restent à l'ombre. L'agitation du port est loin d'ici où on croise quelques randonneurs allemands, pas nombreux.



mardi 10 juillet 2018

Reprendre les traces

La boucle se referme quand on retrouve nos traces.

C'est Soller que l'on retrouve après notre tour dans les îles. Nous verrons d'autres lieux, par exemple Deia que nous atteignons en bus...



La bourgade est jolie, pas encore intégralement dénaturée par la spéculation et le tourisme mais ça ne saurait tarder malgré les mises en garde affichées dans la partie la plus populaire, sous l'église, où des maisons des années 50 survivent devant quelques hôtels. De l'autre côté de la route, c'est le domaine des habitations à quelques zéros,  la piscine et les murs d'enceinte qui vont bien.
Les environs sont montagneux avec des terrasses bourrées d'oliviers centenaires. En bas, le long du chemin qui dévale vers la mer, quelques habitants du coin disputent des parties de pétanque.
Nous buvons un café, ne touchons pas au jus d'orange vendu au prix du steak, nous baladons un peu partout jusque dans le cimetière qui lui aussi est agrandi en terrasse. Il ne manque que les oliviers à planter entre les tombes. On remarque des familles françaises. 

Nous allons aussi à la ville de Soller par un des chemins de randonnée qui sillonnent la région. Samedi c'est jour du marché. Un marché à touristes bien sûr. Mais une petite ville bien sympathique où subsiste une vie locale malgré l'afflux saisonnier. Les retraitées s'appostrophent à la terrasse du café où nous sous sommes posés un moment. Un papy qui s'attardait en bavardages répond dans un anglais parfait à une jeune touriste qui lui demandait la route, le tramway perturbe peu les passants trop nombreux pour la largeur des rues, la cathédrale fait un concours de kitchissime.
Sur le chemin, nous nous adressons à une vieille dame en robe tablier à propos de plantes en forme de boules pendues hors sol comme des guirlandes devant son jardin, et nous repartons avec un exemplaire et les conseils d'entretien. Sur le retour, on prend le temps de pique-niquer avec des chaussons salés dont j'oublie toujours le nom, à l'ombre, profitant de cet instant de campagne si plaisant ici, dans ce paysage de vallées boisées qui lorgnent vers les montagnes toutes proches. On est à quelques kilomètres de sommets à 1000 mètres environ.

vendredi 6 juillet 2018

Algaierens

Dimanche 1° juillet, nous prenons notre temps le matin et partons pour Algaierens malgré une météo peu encourageante qui prévoit du vent de nord avec des rafales sur le mouillage et du nord-est la nuit, assez faible mais pour lequel la baie n'est pas protégée.
 

En réalité, nous aurons bien du nord pendant l'après-midi, très modéré, et une brise de terre la nuit, parfaitement orientée pour notre tranquillité, d'autant plus que nous aurons mouillé sur du sable dans lequel l'ancre croche bien.
 
 
Un dimanche, à égale distance de Cuidadella et Fornells, il ne fallait pas s'attendre à beaucoup d'intimité. Il y a du monde sur l'eau et les deux plages. Nous attendons le soir pour une balade sur le cami de Cavalls qui passe évidemment par là. Là aussi, du monde et c'est justifié. L'endroit est très chouette, à la fois du côté de la double calanque bordée de parois rocheuses surmontées de pins, mais aussi en arrière, quand les cultures dévoilent les balles de paille, les chemins qui s'enfoncent sous les pins et les chênes et qui longent la lagune.
 
 
On retrouve là, sous d'autres cieux, un aspect plus commun dans le nord, cette proximité entre la vie maritime et la campagne. Quand on regarde le paysage vers l'intérieur, ce sont des successions de collines vertes peu habitées. Les îles Baléares se méritent pour la navigation (particulièrement cette année ?), mais elles offrent des paysages vraiment très beaux.
 
 
Question navigation justement, vient la question de notre retour. Les options que nous avons couvrent trois points cardinaux, entre l'Espagne et la Sardaigne, entre des traversées d'un peu moins de 150 milles à celles d'un peu plus de 200. Il va falloir choisir en conjuguant notre courage la météo, les envies que nous aurons de prolonger la navigation, voire les rencontres avec d'autres bateaux. 


Lundi, balade du matin en direction de Morell. Nous n'allons pas jusque là mais profitons du cami de Cavall pour surplomber les calas suivantes et les falaises qui tombent dans une eau superbe qui rappelle la Grèce : des rochers et du sable sous une belle eau transparente. 

dimanche 1 juillet 2018

Fornells

C'est encore une histoire de rade, d'abri, de fort ruiné et de conquête anglaise ; c'est aussi un bourg touristique aux maisons blanches et aux quais fréquentés ; et c'est toujours un coin superbe où séjourner.



Le port est clapoteux par vent d'est et la rade est sillonnée de bateaux durant ce weekend, entre les barques locales qui déposent des baigneurs sur les plages, les annexes des bateaux, les voiliers sportifs, les planches à voiles et les paddles...






On trouve même des coins isolés où faire des balades à pieds et profiter de la vue.



samedi 30 juin 2018

Ilot Colom et Es Grau

Voilà un article en retard. C'était avant Addaia. Mais comme je l'écris après parce que le vent et la mer s'y sont mis tous les deux pour me donner du temps...






Es Grau, c'est un petit bourg entre Mahon et Addaia (tout le monde a suivi la chronologie ?), au fond d'une baie, avec un petit port pour les embarcations.


Le côté de la baie est bien préservé, joli tout plein avec ces maisons intégralement passées au blanc. On n'y croise pas trop de monde, les touristes se réservant pour la plage et la réserve S'Albufera dont la lagune est toute proche.


Un chemin nous mène dans un paysage tout à fait exceptionnel. Nous avons l'impression de nous trouver loin de la mer, au milieu de toute cette verdure.



Le sentier continue longtemps. Dommage que nous ne puissions pas passer la journée en randonnée, mais nous n'avons pas assez confiance dans le mouillage pour abandonner le bateau trop longtemps.


Et l'île Colom, dans tout ça ? Eh bien, il faut revenir au mouillage, puis filer en annexe là ou sont concentrés les bateaux et regarder à droite. Entre les oiseaux et les deux plages, une île... privée. Achetée par un américain, d'après Wikipedia. On n'a pas visité malgré la beauté du lieu, vu de la mer. Mais les oiseaux nous laisseraient-ils approcher ?